Haymo, Homel. sup. Evangel., 67. P. L., CXVIII
6. Lettres de Nicétas à Constantin YII. Arch. Or, lat.,\, p. 377.
chargés d'hypothèques par suite de la reconstruction de nombreux sanctuaires \
En 900, c'est l'évêque d'Amasie qui vient de la part du même patriarche rassembler la rançon des moines faits prisonniers par les Turcs de la Caspienne ^, La « lettre de l'église de Jérusalem à l'église romaine » qui se trouve insérée dans la correspondance de Gerbert et dans laquelle on a voulu trouver à tort un projet de croisade, peut bien cependant n'avoir pas été un simple exercice de rhétorique, mais une éloquente adjuration destinée à réchauffer le zèle des fidèles pour la Terre Sainte^. L'usage s'introduit d'ailleurs aux® siècle de donner en toute propriété aux monastères de Terre Sainte des biens-fonds situés en Occident dont les moines de Jérusalem viennent recueillir les revenus. Telle est la dotation faite en 993 par Hugue marquis de Toscane et Juliette sa femme au Saint-Sépulcre : les revenus de biens situés dans les comtés d'Orvieto, de Sovana, d'Aquapendente, devaient servir à l'entretien des moines de Sainte -Marie la Latine de Jérusalem et des pèlerins auxquels ils donnaient l'hospitalité \ L'église fondée par Charlemagne existait donc encore à cette époque. Des donations analogues furent faites par Richard II duc de Normandie au Saint-Sépulcre et même à des monastères du Sinaï. Chaque année des moines venaient à Rouen et retournaient en Palestine chargés de présents ^. Au début du xi® siècle, l'église