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5. Giii-LAUME DE Tyr, IX, 18; voy. Riant, La dondtion de Hur/ue marquis de Toscane, p. 15T. L'auteur croit avec raison qu'à celle poiiuu il n'y a plus un seul établissement entièrement latin à Jérusalem.
§ 3. -^ Le schisme grec et ses résultats en Orient.
Jusqu'au xi® siècle les rapports religieux paraissent avoir été excellents entre les papes et les patriarches orientaux. Sans doute au moment de la querelle de Photius les patriarches d'Orient montrèrent une attitude un peu indécise. Après avoir pris part au huitième concile œcuménique (869-870) et s'être associés au rétablissement d'Ignace, ils paraissent avoir cédé plus tard aux sollicitations de Photius et, si leurs lettres produites par le patriarche dans son synode de 879 semblent avoir reçu des additions intéressées, elles n'en constituaient pas moins une démarche en sa faveur *. Cet incident ne rompit pas cependant la communion des Orientaux avec Rome. Les patriarches avaient encore à la fin du x* siècle un respect suffisant de la juridiction des papes pour les consulter officiellement sur des questions de discipline : en 995, les patriarches d'Alexandrie et de Jérusalem demandent au pape Jean XV s'ils peuvent recevoir à la prêtrise des jacobites convertis et consacrer seulement les voiles qui couvrent les autels de leurs églises, exposées aux injures des Sarrasins^. A la veille du schisme de Cérulaire, en 1052, Pierre, élu patriarche d'Antioche, envoyait au pape Léon IX par l'intermédiaire d'un pèlerin une lettre pour lui apprendre son avènement et lui adresser sa profession de foi ^ Rien ne faisait donc présager une rupture lorsque les entreprises du patriarche de Constantinople vinrent retrancher TOrient de la communion romaine.