G. Paris, Romania^ i880, p
4. Dans une étude sur la Tapisserie de Bayeux, M. Marignan avait cru pouvoir reporter la date de rap[)ariiioi) de la Chanson de Roland après la première croisade. Yoy. les arguments décisifs que lui oppose
Enfin l'importance nouvelle prise par les pèlerinages au xi^ siècle eut pour résultat la restauration des établissements latins détruits sous le règne de Hakem ou des créations nouvelles destinées au service des pèlerins. Saint Etienne, roi de Hongrie (979-1038), fonda à Jérusalem des monastères d'hommes et de femmes auxquels ses dons assurèrent des ressources suffisantes ^ Dès la lin du x® siècle les marchands d'Amalfî mettaient à profit le protectorat dans lequel les tenait lempire byzantin pour entretenir des relations commerciales avec l'Egypte et la Syrie ^. La riche famille des Maurus et des Pantaléon, qui tient une place si grande dans l'histoire des rapports artistiques et économiques de l'Italie avec Byzance ^, montra son zèle pour la Terre Sainte en fournissant aux pèlerins l'argent nécessaire à leur voyage et en fondant pour eux des hospices à Antioche et à Jérusalem ^. Peut-être relevèrent-ils de ses ruines l'établissement de Sainte-Marie Latine et en 1080 ils fondèrent l'hôpital Saint-Jean qui devait être le berceau des Hospitaliers ^. Tous les pèlerins d'Occident y étaient reçus sans distinction. En outre des aumônes plus ou moins régulières étaient toujours envoyées en Palestine et dès 1083 les nouveaux établissements recevaient des donations de biens-fonds dans le midi de la France, notamment dans le diocèse d'Albi ^. L'a-
G. Paris, Romania, 1902, p. 404 : la première croisade était impossible sans la Ch-maon de Roland.