‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 63 sur 268 · Riant, Arch. Or. lat., I, p. 115, P. L., CXLlI · texte numérisé non relu

Riant, Arch. Or. lat., I, p. 115, P. L., CXLlI

siasme irréfléchi ; les moines ne devaient pas faire dé vœu sans le consentement de l'évêque ou de l'abbé; les simples fidèles devaient prendre conseil des clercs et des réserves étaient faites pour les jeunes gens et les femmes mariées ^ . Le vœu une fois prononcé était irrémissible; sa violation entraînait Texcommunicalion 2. Pendant leur absence les biens des croisés devaient être placés sous la protection de l'Église ; dans chaque diocèse l'évêque en prenait la tutelle et il lui} était enjoint de veiller à ce qu'à leur retour, les croisés en fussent remis en paisible possession ^. Cette légis-; lation créée en 1095 fut désormais de règle dans toutes les croisades.

Avant la séparation du concile le pape envoya des lettres synodales à tous les évêques de la chrétienté qui n'avaient pu y assister'*. L'évêque du Puy, Adhémar de Monteil, qui avait déjà fait le pèlerinage de Jérusalem, fut désigné par Urbain II pour être le légat du Saint-Siège et son représentant à la croisade^. La date du 15 août 1096 fut fixée pour le départ et Constantinople choisie comme point de concentration de toutes^ les bandes de croisés ®. Bientôt une grande activité se manifesta dans toute la France et se propagea dans tout l'Occident. Par les lettres qu'il adressait dans toutes les directions^, parles assemblées et les con-t ciles provinciaux qu'il présidait en personne, à Limoges (novembre 1095 — janvier 1096), à Angers (février 1096), à Tours (mars 1096), à Nimes (juillet 1096), à Pavie (septembre 1096), enfin à Rome au palais de

i. Règlement de Pavie (19 septembre 1096}. Hagenmeyer, Chronol. (72). P. L., CLI, 483.

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