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dans la citadelle, mais le 25 décembre elle dut capituler * . Imad-ed-Din-lui-même ayant été assassiné, son fils Nour-ed-Din continua la lutte contre les états chrétiens. Ce fut au mois de novembre 1145 que les premières demandes de secours furent adressées au pape Eugène III à Viterbe par une ambassade d'Arméniens qui venaient conclure leur réconciliation avec l'église romaine et qui étaient accompagnés par Hugues de Gibelet, un des évêques les plus importants de la principauté d'Antioche 2 . Il ne semble pas que ces demandes aient été accueilliesd'abordavecun grand enthousiasme. L'initiative de la croisade fut prise en réalité par le roi de France, Louis VIL Le 25 décembre 1145, à la cour plénière qu'il tint à Bourges, Geoffroi évêque de Langres raconta la prise d'Édesse et exhorta les chevaliers à aller secourir leurs frères d'Orient, mais sans rien conclure, on se contenta de fixer une nouvelle réunion à Pâques ^. Le motif qui fit agir Louis Vil fut uniquement, d'après } Odon de Deuil, son zèle religieux '* et ce fut après avoir reçu la lettre où il lui annonçait son dessein, qu'Eugène III décréta l'expédition^. Mais Louis VII trouva en saint Bernard un allié capable d'entraîner toutes les résistances. A l'assemblée de Vézelay (31 mars 1146), lorsque du haut d'une chaire improvisée dans la plaine, il eut parlé à la foule qui l'entourait,' « un cri général s'éleva : Des croix, des croix ! Les « croix que le saint abbé avait fait préparer à l'a- « vance furent bien vite épuisées ; il fut forcé alors de
i. GUILL. DE Tyr, XVI, 5-G.