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lousies, à tous les mécontentements, à toutes les discordes ; le talent et l’habileté privés de leurs stimulants, et, comme conséquence nécessaire, les richesses taries dans leur source, enfin à la place de cette égalité tant rêvée, l’égalité dans le dénûment, dans l’indigence et la misère », voilà quelles seraient les funestes conséquences du système socialiste. Un mot sur l’une de:ces conséquences. Le collectivisme prétend affranchir l’homme : il en fait le serf de l’État. Il attribue à l'autorité publique des fonctions pour lesquelles elle n’est pas faite et sous le poids desquelles elle succomberait. L'ensemble des opérations auxquelles devrait se mêler intimement l’État collectiviste, exagèrérait encore les inconvénients de la centralisation administrative dont nous souffrons, et donnerait naissance à de nouvelles fégions de bureaucrates. Enfin, les droits de l'individu, de la famille et des autres groupes naturels, étant à peu près anéantis, l’on aboutirait, par un système de contrainte embrassant les moindres détails, au despotisme le plus absolu qui fut jamais, et qui, un jour ou l’autre, amènerait la plus épouvantable anarchie. Les socialistes conçoivent la société comme une immense caserne, et la caserne deviendrait bientôt un bagne. Avant d'aller plus loin, je veux signaler de quelle manière le pape répond à une objection en elle-
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même très vulgaire. « Qu’on n’oppose pas non
plus à la légitimité de la propriété privée le
fait que Dieu a donné la terre en jouissance au genre humain tout entier, car Dieu ne l’a pas livrée aux hommes pour qu’ils la dominassent confusément tous ensemble. Tel n’est pas le
sens de cette vérité. Elle signifie uniquement
que Dieu n’a assigné la part à aucun homme en particulier, mais a voulu abandonner la délimitation des propriétés à l’industrie humaine et aux 2nstitutions des peuples ». L'industrie, le
1ravail est le fait originaire, naturel, en vertu
duquel l’homme s’approprie une part des biens de cette terre : aux institutions des peuples, de constituer un régime de propriété, en conformité avec la loi naturelle les traditions, les temps, les lieux. etc. « AB reste quoique divisée en propriétés privées, la terre ne laisse pas de servir à la commune utilité de tous, attendu qu’il n’est personne parmi les mortels qui ne se nourrisse du produit des champs. Qui en manque y supplée par le travail, de telle sorte que l’on peut affirmer, en toute vérité, que le fravail est le moyen universel de pourvoir aux besoins de la vie, soit qu’on l’exerce dans un fonds propre, ou dans quelque art lucratif dont la rémunération ne setireque des produits multiples de la terre avec lesquels elle est convertissable », Que penser donc d’un système éco-