‹ L'église et la révolution françaiseChapitre 1 sur 373 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

termes à l'occasion de la liquidation des biens ecclésiastiques, et de faire revivre ces mémorables débats où la vraie solution fut entrevue, puis écartée et comme broyée dans le choc des passions contraires.

Les circonstances intérieures des Eglises, surtout au sein du protestantisme français, livré à une lutte intestine qui ne saurait aboutir dans l'organisation actuelle, donnent un triste à-propos à l'histoire des événements et des combinaisons politiques qui ont produit le régime concordataire.

La lutte entre le spiritualisme chrétien et le matérialisme athée est bien plus vive aujourd'hui qu'il y a trois ans. Ceux qui suivent de près le mouvement des esprits savent à quel point les mauvaises tendances de ce dixhuitième siècle, qui nous présente un si inextricable mélange de bien et de mal, prévalent au milieu de nous. Il importe extrêmement de rappeler à la France ce que ces tendances lui ont coûté à l'époque de la Révolution, et à quel point les passions antireligieuses ont compromis la grande cause du droit et de la liberté.

Enfin les théories de salut public, toute cette défroque sanglante de la Montagne, sont recueillies dévotement par une école de démocrates autoritaires, les pires ennemis qu'ail la liberté au milieu de nous. On a pu voir, par la polémique soulevée à l'occasion du grand livre de M. Quinet sur la Révolution, à quel point ce mauvais ferment est encore actif au milieu de nous. Tout mon ouvrage est dirigé contre cette école violente et aveugle, qui n'a rien appris, rien oublié; elle nous condamnerait volontiers a tourner dans le même cercle vicieux, qui

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