‹ L'église et la révolution françaiseChapitre 234 sur 373 · CHAPITRE Ier · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ier

Mesures prises par la Convention à l'égard de la religion depuis les événements de thermidor jusqu'à l'expiration de ses pouvoirs.

La France au lendemain des événements de thermidor se trouva dans la situation la plus étrange. Le parti qui avait vaincu partageait au fond les principes de Robespierre ; il avait travaillé longtemps à leur triomphe et il les avait même largement appliqués ; il comptait dans ses rangs quelques-uns des proconsuls les plus redoutés de la Convention. Son chef le plus en vue, Tallien, n'était pas pur du sang de septembre. Seulement ce parti s'était lassé de la Terreur, un peu plus tard que Danton, un peu plus tôt que Saint-Just et Robespierre. Il n'y avait nulle autre différence entre lui et les hommes qu'il avait renversés. Sa politique était encore celle du comité de salut public et il était tout aussi décidé que ses devanciers à imposer la liberté telle qu'il la comprenait. Il désirait sans doute se passer le plus possible de la guillotine, mais il ne songeait nullement à l'abattre pour les crimes politiques, et il était très décidé à user des formidables moyens de répression qu'il avait sous la main.

Page 1