‹ L'église et la révolution françaiseChapitre 257 sur 373 · FIN DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

FIN DE LA CONVENTION

les vingt-quatre heures les lois contre les prêtres réfractaires f.

Ainsi finit cette grande et terrible assemblée qui avait sauvé le territoire, mais qui avait pour longtemps perdu la Révolution en en faisant un objet d'épouvante pour le monde. Elle avait consacré de glorieux principes, accompli des œuvres admirables, mais elle n'en laissait pas moins la nation lasse, démoralisée et ne mettant rien au-dessus du repos, si ce n'est la gloire militaire. Despotique jusqu'au bout, elle avait encore déshonoré sa dernière heure par une de ces mesures de salut public qui l'avaient tant de fois poussée au crime et qui avaient porté à la liberté un coup plus mortel que toutes les forces réunies de la coalition. Les coups d'Etat allaient suivre les décrets de salut public. La voie était largement frayée à l'usurpation. Tel est le sort de toute révolution qui en mettant Dieu hors la loi et foulant aux pieds le droit de la conscience, ôte toute base éternelle à ce qu'elle a essayé de construire.

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