‹ L'Église et le trésor de ConquesChapitre 21 sur 40 · Long., 0.28; larg · texte numérisé non relu

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LE TRESOK

rectangulaire, sont placées deux par deux sur les grandes bordures : en haut, sainte Foy (g FIDES) et la Vierge (5 I^RIA); en bas, deux saints innommés, qui pourraient être saint ^'incent et saint

Caprais. Ces deux derniers ont le nimbe circulaire. Sainte Foy et la Vierge portent le nimbe en losange. Tous ces émaux sont de tons très doux et d'une technique qu'il serait intéressant d'étudier. On V trouverait la transition entre la fabrication des

émaux cloisonnés, d'importation orientale, et celle des émaux champlevés, d'industrie occidentale.

Entre cette bordure et la plaque d'albâtre, une seconde bordure est formée par une plaque étroite repoussée d'oves. Quelques solutions de continuité ont été réparées tant bien que mal au moyen de deux fragments portant 1 un des guirlandes de fruits, l'autre un dessin losange et semé de fleurs de lis et de fleurons semblable à ceux qui se trouvent sur la statue d'or de sainte Foy et sur le reliquaire hexagone ^ .

Remarquons, en finissant, l'analogie frappante qui existe entre les boutons en émail cloisonné de cette pièce et ceux de 1' « A de Charlemagne », ce qui semblerait témoigner en faveur de leur origine commune , toujours dans les ateliers qui devaient fleurir à Conques au temps de Bégon III.

L'autel de Bégon est percé d'une cavité en forme de croix, qui renferme de nombreux fragments de toutes sortes, parmi lesquels on remarque principalement ])lusieurs reliques de la vraie croix, des linges teints de sang, des fleurs naturelles, de la cire, des lambeaux de toile, deux fragments d'un même parchemin portant des caractères du xii* siècle.

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