‹ L'Église et le trésor de ConquesChapitre 28 sur 40 · Diain · texte numérisé non relu

Diain

'2. C'est à M. E. Rupin que nous devons les divers renseignements relaliCs à ces deux bassins; nous lui en exprimons toute notre reconnaissance.

BliAS liELlQUAIllK DE SAINT GKOIÎGES Haut. : 0.">7.

Les

C'était, au moyen âge, une tradition constante de donner à un reliquaire une foi'me qui permît de reconnaître la nature de la relique qu'il renfermait, surtout lorsqu'il s'agissait d'un os de la tète ou du bras.

Ici, d'une double manche sort une main bénissante.

La plus étroite est couverte de losanges renfermant des griffons et des fleurons.

Ceux qui renferment les griffons sont dorés. Au bas de la manche extérieure est frapj)ée une croix dont les branches sont coupées en biseau, et que surmonte un aigle nimbé qui prend son vol. L image du Sauveur est fixée avec trois clous. Plus haut, une ouverture rectangulaire destinée à la relique est fermée par une porte en filigrane tordu, orné de petites pierres, et d'un travail délicat et soigné, plaques d'argent en partie dorées qui forment

cette pièce, sont fixées sur une âme en hois. Travail du xni^ siècle.

La relique du saint, longue de 37 centimètres, est enveloppée dans une étoffe de soie noire rattachée par un galon de soie verte, couvert d'un dessin en cuivre argenté. II s'y trouve aussi dix dizaines d'un rosaire à grains noirs ressemblant à du jais , et montées sur un fil de lin.

THIPTVQIE FOliMANT DEIX HKLIQVAIHES

Uaul. : 0.'«:î. — Lartr. ils cliacun : 0.20.

La partie centrale d'un triptyque et ses deux volets constituent deux reliquaires. Pour cela, les deux volets réunis par leur bord extérieur forment, comme le fond, une ogive lobée, à bordure perlée.

Le tableau central, monté, comme lautre, sur une âme en bois, est percé de six ouvertures quadrilobées, cantonnées de huit ouvertures trilobées. Chacun des deux volets présente une ouverture elliptique, et, au dessous, cinq ouvertures quadrilobées. Toutes ces ouvertures ont un encadrement de filigranes, au milieu desquels sont sertis des cabochons ; des fleurons délicats terminent les enroulements des filigranes. Les reliques que contenaient toutes ces alvéoles sont désignées par des inscriptions en relief. On lit sur le panneau central, en allant de bas en haut :

H[IC| S;VNT RELIQVIAE AP.OSTO"LORV:m]

s:an;c:t:i pet:r:i martjnj steph:an;i s:an:c:t:i pavli ;BENE;D:rcTi innoc:enjciv:m; s:anx;tjI andre:a:e

[SIL]VEST[R]I SIMOlNIIS [E]T IVDLA]E GERALDI LAV[R]E[NjCII IOH[ANN]IS B[A]B[TISTA]E lACOBI ET PHILIPPI

Sur le volet de droite :

D[E] SEPVLC[R]0 D^OMIjNI D[E] TVNICA B[EATA]E M(ARIA]E D[E] SEPVLC[R]0 B[EATAlE MlARIAjE D(E1 PA[N]E C[0JEN[A]E M[ARIAJE MA[GjDALEN[AlE AGATHiAjE

Sur celui de gauche :

ANT0[N]1NI MAVRICII PRIECTI LVCl[A]E C[A]ECILI[AE] ANASTASI[AlE

Ces pièces sont en argent doré, et datent du xiii^ siècle.

ChlXTUIÎE DE SAINTE FOY

Long. : 1"'. — Larg. : 0.03.

Cette ceinture a-t-elle vraiment appartenu à sainte Foy ? La question est difficile â résoudre, tant qu'on ne pourra examiner la partie primitive, enveloppée qu'elle est dans plusieurs doubles d'étoffes cousues avec soin. Sans doute, les ornements d'argent qui apparaissent à travers l'envelojjpe extérieure, et qui consistent en deux mains entrelacées alternant avec deux fleurons, appartiennent à une époque relativement assez rapprochée de nous; sans doute aussi la boucle sans ardillon et le ferret, l'un et l'autre en argent, qui en garnissent les extrémités, ne semblent

pas anlt''rieui"s au xiii'' siècle. Mais il n'en est pas moins permis, jusqu'à preuve du contraire, de croire que les enveloppes de soie brochée recouvrent la ceinture même de sainte Foy, soigneusement mise à l'abri des regards et surtout des mains indiscrètes quoique pieuses.

De tout temps, et aujourd hui encore, les femmes qui veulent obtenir par sainte Foy la grâce d'une heureuse maternité se font ceindre de cette ceinture, pendant que l'on récite sur elles des oraisons spéciales.

CHEFS nELIQlAinES

Haut. : 0..3").

Ces deux reliquaires ont contenu les crânes de sainte Marse et de sainte Libérale, martyrisées, l'une en Espagne, l'autre en Aquitaine.

A part les cheveux et la robe qui sont en argent, en partie doré et orné de cabochons qui figurent des agrafes, la face et la gorge sont recouvertes très habilement de toile peinte en carnation.

La base est en argent à deux bordures dorées.

Ces chefs remontent au xiv*^ siècle.

MOXSTKAXCE CllîCULAIUE Haut. : 0.50.

Ce petit monument, intéressant et élégant, se compose de deux parties fabriquées à des époques sensiblement différentes.

La base, qui repose sur quatre lions accroupis, se compose de quatre lobes aisjus sur lesquels sont gra-

vées, sur fond quadrillé, les scènes de la Résurrection, de la Descente aux Limbes, du Ju^'ement der-

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nier et de la Flagellation. Au milieu de la Résurrection a été fixée une rosace en émail cloisonné transparent, sertie dans une bâte pyramidale côtelée. Une petite galerie à jour se voit sous le bord de cette base. Une

seconde galerie du même dessin la surmonte, et porte, par l'intermédiaire dune moulure garnie de fleurons, un cylindre de cristal maintenu par quatre tiges articulées qui soutiennent un toit conique à dix lucarnes tréflées et bordées de crochets. Au dessus s élève un édicule à jour formé de six contreforts su|)portant tles frontons à crochets; un second édicule lie même forme, mais aveugle, le surmonte et porte une rangée de créneaux. Toute cette partie, la |)lus ancienne , nous semble dater du xiv^ siècle avancé. Au xv®, on y ajouta la partie supérieure, ainsi que deux branches torses qui partent du toit de l'édicule à jour et portent chacune un petit ange.

La monsti'ance proprement dite consiste en un anneau qu'entourent six lobes encadrant chacun un rinceau. Un cercle extérieur porte à son tour des crochets à feuillages, qui forment l'extérieur. Ce cercle était orné de huit pierres taillées, serties dans des bâtes; une de ces pierres a disparu.

Enfin, à la partie supérieure, au dessus d'un bouton côtelé, s'élève une croix à double branche, dont les extrémités sont pattées, et qui est ornée de 8 pierres maintenues dans des griffes.

Il ne serait ni étonnant ni inouï que cette croix eût contenu une relique de la vraie Croix, qui aurait été ainsi placée au dessus du Saint-Sacrement.

Le pied de cet ostensoir renferme un fragment assez considérable dossement enveloppé dans des étoffes de soie ; rien ne fait connaître la provenance de cet ossemtnt.

Pliini-: CHASSK DE SAINTE FOY Haut. ; 0.22. — Long. : 0.3"). — Prof. :0.1.j.

« Ce petit coffre en forme darche paraît bien être le même que celui qui est décrit, dans les historiens, sous le nom de Chasse de sainte Foy, et duquel les

chanoines de Conques tirèrent, en 1734, une relique destinée au conseiller de la cour de Bordeaux, Delabat de Salignac, descendant, disait-on, de sa famille ^ . »

C est un coffre l'ectangulaire en argent, surmonté d'un toit à deux rampants.

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