‹ L'Eglise et les derniers serfsChapitre 2 sur 22 · II AVIS DE L'ËDITËIIR · texte numérisé non relu

II AVIS DE L'ËDITËIIR

» de statistique sociale, qu'il serait très désirable de » voir reprendre et terminer. C'est dans les publi- » cations de la période révolutionnaire, et surtout » dans les Cahiers des États généraux qu'il cherchait » le génie de la Révolution. 11 avait débuté par un » volume comprenant tout ce qui regarde les élec- » tions de 1789; puis un second volume avait corn- » mencé l'analyse des cahiers par ordre des matières : » c'était d'abord la liberté individuelle *et la liberté » religieuse; le reste devait suivre, et malheureuse- » ment n'a pas suivi.

» Nous ne voulons pas, dit M. H. Martin, perdre » l'espoir que les autres grands objets dont traitaient » les cahiers, seront quelque joiir analysés et classés » de la même façon.

» Les derniers serfs de France sont en quelque sorte » un épisode de ce vaste sujet. M. Chassin a réuni » là tout ce qui concerne les victimes suprêmes de » la tyrannie féodale.

» On pourra discuter sur l'appréciation de tel ou » tel détail, ou ^r la vivacité des expressions ; mais » personne ne contestera à l'auteur la connaissance » des faits, ni le mérite d'avoir doriné le dernier mot » sur le sujet qu'il a traité. »

Le Mémoire, dont l'historien qui connaît le mieux

AVIS DE l/ÉDITEUR. m

la France, a fait un éloge décisif, forme le fond du présent volume.

Nous y avons ajouté la reproduction complète des Doléances des habitants du Mont- Jura ^ pièce inédite d'un intérêt capital, et divers éclaircissements, qui donnent à l'ouvrage toute sa valeur scientifique.

D'autre part, nous avons atténué certains passages du texte, touchant l'immoralité féodale, afin de rendre plus facile à répandre dans les bibliothèques populaires et jusque dans les écoles, un récit d'une authencité prouvée, très propre à entretenir l'horreur de l'ancien régime féodal et clérical, ainsi que Tamour de la démocratie républicaine.

Quant au Génie de la Révolution^ l'auteur compte bien réaliser l'espérance exprimée par M. Henri Martin.

Il en a fait paraître : en 1863, les Élections de 1789; en 1865, la Liberté individuelle et la liberté religiev^se^ suivant les cahiers. Il en a détaché, en 1867, V Armée et la Révolution.

Il en offre aujourd'hui au public un autre morceau : UÊglise et les derniers serfs.

Il en prépare un troisième grand chapitre, auquel

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