Jarssen, L Allemagne et la Réforme, I, p. 2-G
tronome, il favorisa les savants, en particulier les cosmographes et les géographes et le plus illustre d'entre eux, l'Allemand Regiomontanus, qui vint enseigner à Viterbe. A Rome, il jouit d'un aussi grand prestige que dans sa patrie. L'éloge que Vespasiano fait de son esprit nous en est l'indice ^ « C'était, dit- il, un très illustre philosophe et théologien, un maître de l'école de Platon... il était tout adonné aux lettres, très savant en grec... Ses ouvrages eurent beaucoup de renom. » Il parcourut la France et l'Allemagne et réunit beaucoup de livres sur toutes sortes de matières. A Rome, comme en Allemagne, il eut ses familiers auxquels il donnait largement ce qui était nécessaire à leurs études. Parmi eux, il faut mentionner Jean- André de Bussi qui devint dans la suite évéque d'Aléria et bibliothécaire du Vatican. Il débuta sous les auspices du cardinal de Cusa.
Tel fut le Sacré-Collège dans la première moitié du XV® siècle ; il ne fut ni moins lettré ni moins ami des arts que les papes eux-mêmes et les esprits cultivés qui le composèrent, travaillèrent avec zèle à la diffusion des idées nouvelles à Rome, en Italie et même au delà des monts.