Fabricius, op. cit. j II, 24; I
5. Ce fut dans celte chapelle qu'il plaça son tombeau et fut enseveli, en septembre 1459. Cangellieri, ibid.
furent entrepris eurent sans doute une certaine importance ; car cet oratoire était l'un des principaux de l'église et servait de chœur d'hiver au chapitre.
De tous les cardinaux de Nicolas V, le plus illustre et le plus savant fut assurément Nicolas de Cusa, du titre de Saint-Pierre-ès-Liens. « Savoir et penser, disait-il, voir des yeux de l'esprit la vérité, voilà le vrai bonheur. Plus on avance en âge, plus ce bonheur grandit et plus on s'applique à chercher la vérité, plus on se sent enflammé du désir de la posséder. » Animé de cet amour de la vérité, il s'adonna à la philosophie, non seulement à cette scolastique du moyen âge qui semblait alors démodée, mais encore à la philosophie grecque d'Aristote et de Platon. Pour mieux comprendre la vraie pensée de ces grands esprits, il la demanda au texte original de leurs œuvres et, pour cela, apprit si bien le grec qu'il devint l'un des meilleurs hellénistes de son temps. Bientôt, ce fut la littérature tout entière qui l'attira et, comme Bessarion, il chercha à en propager la connaissance en en mettant les chefs-d'œuvre à la portée de tous. « Trithème nous apprend qu'une riche collection de manuscrits grecs que Nicolas avait réunie dans un voyage à Constantinople, devait être publiée par ses soins et mise à la disposition du public l'année où il termina sa laborieuse et féconde carrière /'1467). » Il usa de l'influence que lui donnaient la pourpre romaine et ses fonctions de légat pour répandre dans le peuple allemand la culture classique, multipliant pour cela les écoles des Frères de la vie commune de Deventer^. Les sciences lui étaient aussi familières que les lettres et la philosophie : mathématicien, physicien, as-