‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 36 sur 153 · YasARI, I · texte numérisé non relu

YasARI, I

la terrible peste de 1348 qui fit à Rome d'autant plus de ravages que, délaissée, cette ville se trouvait dans une plus grande misère ; enfin le jubilé de 1350 qui entraîna vers les basiliques romaines les peuples et leurs offrandes.

Tout un essaim de disciples de Giotto quitta Florence pour venir s'établir à Rome. Dans leur nombre, Vasari mentionne tout d'abord le peintre Stefano. Connu comme l'un des meilleurs élèves du maître, il fut à ce titre engagé pour la décoration de l'église Saint-Pierre. Dans l'abside, entre les fenêtres, il peignit à fresques une série d'histoires évangéliques ; elles ont disparu, au XVP siècle, avec l'ancienne basilique; mais Vasari qui les a vues, en faisait le plus grand cas, prétendant que, par le soin et l'exactitude du dessin comme par la vivacité des sujets, elles étaient peut-être supérieures à celles de Giotto lui-même. Vers le même temps, de grands travaux se faisaient dans l'église municipale de Rome, Sainte-Marie de l'Ara Cœli, au Capitole. On y construisait, avec les offrandes des pèlerins, l'escalier monumental de marbre qui conduit à l'entrée de la basilique. Ce fut sans doute alors que furent exécutés dans l'intérieur de cette église des embellissements dont plusieurs furent demandés à Stefano. Sur un pilier situé à gauche de l'abside principale, l'artiste représenta à fresque saint Louis et, comme celles de Saint-Pierre, cette peinture devait faire plus tard l'admiration de Vasari * . Dans ces différents travaux, Stefano fut aidé ou continué par deux autres élèves de la même école, Giottino, petitfils de Giotto, et Pierre Laurati. Ce dernier « fit à Saint- Pierre beaucoup de choses qui depuis ont été détruites,

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