‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 35 sur 153 · Baluze, I · texte numérisé non relu

Baluze, I

mosaïques qui étaient dues à Russutti, il en fît qu^itre autres qui existent encore ^ et racontent l'histoire de la fondation de la basilique. La première nous montre l'Apparition de la Vierge au pape Libère ; la seconde, la Vision du patrice Jean; la troisième, l'Entretien du patrice Jean et de Libère ; la quatrième, le pape Libère traçant sur le sol le plan de la basilique. Ces œuvres rappellent l'école toscane plutôt que celle des vieux marmorari romains et on y sent l'influence de Giotto. La quatrième des basiliques patriarcales, celle de Saint-Paul hors les Murs, fut embellie par Jean XXll. Ce fut lui qui fît achever par des mosaïstes byzantins la décoration qui orna, jusqu'à l'incendie de 1823, la façade principale de l'église.

Sous le pontificat suivant, quelques réparations furent faites à Saint-Pierre. La vétusté rongeait les poutres de la charpente du toit et il fallut les changer. Les biographes de Benoît XII nous disent qu'à cette occasion, il fît faire au toit des travaux « merveilleux et magnifiques ». Il envoya pour cela d'Avignon à Rome son architecte favori Pierre Poisson qui avait été occupé jusqu'alors à la construction du palais des Doms. Nous n'insisterons pas sur ces travaux inspirés par une urgente nécessité beaucoup plus que par le souci de l'art et dirigés par un continuateur des constructeurs du Moyen Age.

Vers le milieu du XIV® siècle, une succession d'événements divers attira de nouveau sur Rome l'attention de la cour d'Avignon. Ce fut tout d'abord le mouvement d'indépendance communale à la tête duquel se plaça Rienzi et qui essaya de soustraire à des papes devenus étrangers le gouvernement de la ville; puis,

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