‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 38 sur 153 · Balcze, I · texte numérisé non relu

Balcze, I

à la charpente de la voûte et avec une rapidité effrayante, consuma la plus grande partie de la basilique, se propageant dans les oratoires avoisinants, le palais apostolique et les maisons canoniales; préservé en 1308, le Sancta Sanctorum fut à moitié détruit en 1361 ^ En apprenant cette catastrophe, Pétrarque éleva une fois de plus la voix pour reprocher aux papes leur indifférence à l'égard de Rome. « De quel cœur, écrivait-il à Innocent VI, pouvez- vous vous livrer au sommeil sur les bords du Rhône J sous les lambris dorés de vos palais, lorsque le Latran gît à terre et que cette mère de toutes les églises est ouverte aux vents et aux pluies, lorsque les très saintes demeures de Pierre et de Paul sont chancelantes, lorsque ce qui fut la maison des apôtres n'est plus qu'un amas de pierres qui arracheraient des soupirs à des poitrines elles-mêmes de pierre^? »

Cet appel désespéré fut entendu par le successeur <i'Innocent VI, Urbain V. Ce pape avait le vif désir de rétablir à Rome la résidence pontificale et il l'avait manifesté en donnant le nom de Rome à l'un des quartiers de son palais d'Avignon. Dès son avènement, il fit faire aux palais apostoliques du Vatican et du Latran les réparations qui étaient nécessaires pour qu'ils pussent abriter la curie ^. En 1367, il se mit en route pour l'Italie ; mais il n'attendit pas son arrivée à Rome pour réparer le Latran. Dès 1365, il en confiait le soin à un architecte siennois Giovanni di Stefano. Bientôt, il étendit ses soins aux autres basiliques. Saint-Pierre

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