‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 39 sur 153 · Cité par Rohault de Fleury · texte numérisé non relu

Cité par Rohault de Fleury

3. M. Kirsch a publié les comptes de ces dépenses d'après les Jntroit%is et exitus dans son livre Die Rûckkehr der Paepste Urban V und Gregor XI von Avignon naeh Rom. Paderborn, Schœningh, 1898, in-8«.

et Saint-Paul hors les Murs furent l'objet de réparations « merveilleuses et somptueuses* ». Dès lors, changeant ses plaintes en chants d'allégresse, Pétrarque célébra, dans une lettre à son ami Salutati, la magnificence d'Urbain V. « Vous qui depuis longtemps déploriez la ruine de temples si vénérables, vous les verriez redressés ; vous seriez heureux de voir réparer de toutes parts cette basilique du Latran qu'un terrible incendie avait détruite presque tout entière , et restaurer avec le même zèle qui le fit construire, ce sanctuaire de saint Paul jusqu'à maintenant si négligé. Et voilà qu'on s'empresse autour de la basilique de saint Pierre pour l'arracher à la vétusté qui la défigurait. »

Ce fut l'église du Latran qu'Urbain V traita avec prédilection. Il y transféra les chefs des saints apôtres Pierre et Paul qui avaient été jusqu'alors conservés dans la chapelle du Sancta Sanctorum et cette cérémonie détermina plusieurs travaux importants. Pour garder ces précieux restes, le pape fit faire des reliquaires qui excitèrent l'admiration des contemporains. Ils étaient « d'or et d'argent, merveilleusement ouvrés, ornés d'une quantité de pierres précieuses, dont plusieurs étaient assez grosses. Ils étaient estimés plus de 30.000 florins ». Pour avoir cette somme, le pape avait ouvert les trésors de l'Eglise et fait appel aux contributions des fidèles, aux dons des princes et des rois. Pour recevoir ces reliquaires eux-mêmes, il fit construire sur la confession de Saint-Jean de Latran un riche ciborium, porté sur quatre colonnes de marbre et finement sculpté. C'est celui qui surmonte encore de nos jours l'autel papal de la basilique^.

i. Baluze, I, 354.

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