‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 4 sur 153 · Vasari, I · texte numérisé non relu

Vasari, I

Russutti de décorer de mosaïques la façade; elles existent encore aujourd'hui dans la loggia de la nouvelle façade. « Elles ne sont pas d'une invention très originale ^ mais la libre ordonnance et la décoration architectonique y rappellent un peu la manière pompéienne. » C'est sous l'influence de l'école florentine que s'était produit ce retour au style antique ; car Russutti était un disciple de Giotto.

Comme les mosaïstes et les peintres, les miniaturistes reçurent un accueil favorable à la cour de Boniface VIII ; ils y obtinrent d'importantes commandes. Entre tous les enlumineurs de son temps, Dante ^ en mentionne deux dans sa Divine Comédie : Oderisio, « l'honneur de Gubbio », et Franco de Bologne. L'un et l'autre étaient des artistes de premier ordre et Yasari se faisait gloire de posséder dans ses collections quelques-unes de leurs œuvres. Amis de Giotto, ils durent subir son influence; en tout cas, ils contribuèrent, eux aussi, à importer sur les bords du Tibre l'art renouvelé de la Toscane. Oderisio vint à Rome en 4295, accompagné de son élève Franco ; tous deux « furent attachés au service de la bibliothèque apostolique pour laquelle ils enluminèrent de nombreux manuscrits » ^. Oderisio y travailla jusqu'à sa mort, en 1299, Franco y demeura plus longtemps. Nous n'avons aucune œuvre parfaitement authentique de ces deux artistes. On attribue toutefois au premier des miniatures qui sont aujourd'hui conservées dans la sacristie de Saint-Pierre de Rome.

Le cardinal Caetani Stefaneschi ayant fait construire

i. Op. cit.y loc, cit. Le cardinal Jacques Colonna avait pris l'initiative de ces embellissements, en même temps que le pape.

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