Vaisz, op. cit., p. 3G0 et suiv
en a reconnu un en Bohême, dans la bibliothèque du lycée d'Eger; c'est la traduction latine de la Divine Comédie, par Jean de Serravalle, évêque de Fermo. Ce manuscrit, d'une belle exécution artistique, date de 1417, et il a dû être donné par le cardinal au roi de Hongrie, Sigismond, au cours d'une de ses missions.
Branda était aussi ami des arts. Il fit réparer un grand nombre d'églises, en particulier celles qu'il tenait en bénéfice; il les fournit de beaux ornements, acheta ou commanda pour elles des livres de chœur'. Nous avons un exemple de ces travaux dus à la magnificence du cardinal ; c'est l'église qu'il fit bâtir à Castiglione d'Olona et qu'il dédia à Notre-Dame du Rosaire et aux deux diacres martyrs, saint Laurent et saint Etienne. Sur la façade principale, il fit placer un bas-relief de marbre qui représente la Vierge et l'Enfant Jésus, bénissant le cardinal Branda agenouillé devant eux; à leurs côtés, se trouvent un pape, saint Laurent, saint Etienne et saint Ambroise. Cette œuvre de sculpture est datée de 1428. L'intérieur de l'église fut décoré à fresques par le peintre florentin Masolino^. Dans le baptistère, les quatre compartiments de la voûte portent les quatre docteurs de l'Eglise latine, et sur les murs sont représentés des faits de la vie de saint Jean- Baptiste. Sur l'arc majeur, qui sépare la nef du chœur, l'artiste a peint la Sépulture de la Vierge, et de chaque côté des personnages debout. Le chœur, de forme octangulaire, a deux ordres de scènes : les unes, à gauche, sont tirées de la vie de saint Laurent, les autres, à droite, de celle de saint Etienne. Les fresques de la voûte sont consacrées à la vie de la sainte Vierge : on y voit le Sposalizio, l'Annonciation, la Nativité »