MÛNTZ, op. du, p
2. Vasari attribue, il est -vrai, cette pensée à Nicolas V; mais en cela il se trompe sûrement; car Angelico étant mort en 1448, ce ne fut qu'à la vacance du siège de Florence de 1445 — c'est-à-dire sous Eugène IV — qu'on put penser à Angelico pour cette dignité.
3. II alla chercher dans le même ordre le nouvel archevêque ; ce fut aussi un esprit d'élite et un saint, saint Antonin.
A Saint-Jean de Latran, comme à Saint-Pierre du Vatican, Eugène IV poursuivit les embellissements ordonnés par son prédécesseur. Il renforça les colonnes de la nef et leur fit porter des arcades, « recherchant ainsi, nous dit Panvinio^ à la fois la solidité et la beauté de l'église ». Pisanello continua dans la nef les fresques qui lui avaient été commandées par Martin V : les registres de la Chambre mentionnent des paiements faits i le 28 février 1432, « à maître Pisano, peintre de Téglise Saint-Jean de Latran » ; un autre mandat lui est délivré « pour les peintures faites ou à faire dans l'église Saint- Jean de Latran ».
Pendant que les embellissements de la nef se poursuivaient ainsi, on reconstruisait l'abside. Commencés en 1437, les travaux furent terminés en 1439; les matériaux de la construction furent fournis par le Colisée^. Eugène IV se préoccupa aussi des édifices importants qui encadraient la basilique de palais, d'églises, d'hôpitaux et de sacristies. Il fit restaurer^ le portique qui réunissait la grande basilique au Sancta SanctoruTUy et construisit sur les flancs de l'église une nouvelle sacristie, he patriarchium qui avait servi de résidence au Saint-Siège pendant plusieurs siècles, et qui avait été définitivement délaissé pour le Vatican, dès la fin du XIIP siècle, était en grande partie ruiné; encore quelques années d'abandon, et il aurait été à jamais inhabitable. Eugène IV entreprit de le remettre en état'. Il restaura tout d'abord Vaula, cette grande salle de réception à l'abside décorée de mosaïques, qui avait servi aux festins donnés par le