‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 63 sur 153 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Dans son histoire de la Renaissance, Voigt a porté sur Eugène IV un jugement bien net : d'après lui, Tancien moine vénitien aurait subi ce mouvement littéraire beaucoup plus qu'il ne Taurait favorisé, a Le courant humanistique n'avait pas pénétré dans sa cellule, il n'avait cure de la gloire mondaine qui faisait battre tant de cœurs... Alors même qu'il était obliçéde confier le soin de reconquérir ou d'administrer ses Etats à des condottieri et à des cardinaux belliqueux, il ne composait que de moines son entourage. Les mineurs Observants, intrigants et hypocrites, selon l'expression de Pogge, fourmillaient autour de son trône; c'est seulement au milieu d'eux qu'il se sentait à l'aise et heureux... Du reste, quelque faible que fût l'intérêt qu'il porta à l'humanisme, ce pape ne put pas se soustraire à ce courant irrésistible de son temps ^ »

Dans ces lignes, Voigt se fait l'écho de certains humanistes du XV® siècle, tels que Pogge, qui regardaient comme des rivaux, et par suite comme des ennemis, tous

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