II. La délivrance de la France par Jeanne d'Arc en
Ce n'est pas à vous, Orléanais, qu'il est nécessaire de raconter longuement l'histoire de Jeanne d'Arc. - Vous la savez par cœur. Vous savez que le commencement du xve siècle est une des époques les plus lamentables de notre histoire. Depuis cent ans nous étions en lutte avec l'Angleterre, qui, plus d'une fois, nous avait inlligé de sanglantes et humiliantes défaites. Chose plus triste encore! notre patrie était divisée par les factions des Armagnacs et des Bourguignons. Nous avions pour monarque un roi en démence, pour reine Isabeau de Bavière qui substituait à son propre fils comme héritier de la couronne, le fils du roi d'Angleterre. Charles VII à son avènement n'était plus que le roi de Bourges. Orléans était assiégé par les Anglais, tandis que Charles achevait de perdre gaiement son royaume. Mais les heures désespérées sont les heures de Dieu. Il suscite en Lorraine, au village de Domrémy, une humble fille des champs; il l'investit d'une mission toute surnaturelle pour chasser les Anglais, lever le siège d'Orléans et faire sacrer à Reims le roi Charles VII. Jeanne d'Arc accomplit son œuvre comme une héroïne et comme une sainte. Blessée au siège de Paris, prise devant Comniègne par les Bourguignons, vendue aux
LES COMBATS DE L'EGLISE AU MOYEN AGE :j,n|
Anglais, jugée et condamnée par un tribunal indigne, mais pleine de confiance en Dieu et sans jamais démentir sa mission providentielle, elle, ajoute à sa vie pure la gloire du martyre. Elle est brûlée vive à Rouen... Mais ses bourreaux euxmêmes s'écrient : « Nous avons brûlé une sainte! » Les Anglais sont chassés de notre patrie, où ils ne gardent plus que Calais. La guerre de Cent Ans est finie. La France ressuscite. Ce grand événement, Messieurs, n'est point étranger à l'histoire de l'Église.
Qu'est-ce en effet que Jeanne d'Arc sinon d'abord la fille de VÉglne? Elle est née dans son sein, de parents catholiques; elle a été façonnée à la piété et à la vertu par les prêtres, par la confession, par la communion, par la dévotion envers la Sainte Vierge. Ne vous la représentez pas comme une sorte de fille païenne, emportée dans les combats par une inspiration uniquement patriotique et guerrière. Non. Jeanne d'Arc est une vierge pieuse, formée par l'Eglise et même par Dieu lui-même. — J'entends ici les réclamations de la libre pensée qui nous dit sottement : « Si Jeanne d'Arc est la fille de l'Église, pourquoi l'Eglise l'a-t-elle brûlée?» Oui. Messieurs, cette parole est sotte et mérite à peine l'honneurd'une réfutation. Il est évident que ce n'est pas l'Eglise qui a brûlé Jeanne d'Arc. L'évêque de Beau vais, Cauchon, a conduit le procès de notre Libératrice, et à ce titre il mérite la réprobation
de la postérité. Mais l'évêquede Beauvais, quand il jugeait Jeanne d'Arc, était l'instrument de l'Angleterre et non l'instrument de l'Eglise. Gauchon était Français... Direz- vous que c'est la France qui a brûlé Jeanne d'Arc? Evidemment non. Cauchon était évêque... Direz-vous que c'est l'Eglise qui a brûlé Jeanne d'Arc? Pas davantage. D'ailleurs l'évêque de Beauvais appartenait-il seulement à l'Eglise ? On peut en douter. C'était un évêque schismatique, complètement séparé de l'Eglise catholique et en lutte contre le Pape, seul légitime, Martin V. Et, en effet, entendez Jeanne d'Arc ellemême. Du fond de son cachot, elle récuse des juges vendus à ses ennemis, elle en appelle au Saint- Siège et s'écrie : « Rome ! Rome ! Qu'on me mène à l'évêque de Rome ! » Et vingt-cinq ans après son supplice le pape Galixte III déclarait par un jugement solennel que Jeanne d'Arc avait souffert le martyre pour la défense de sa religion, de son roi et de son pays. Jeanne d'Arc est la fille de l'Eglise. Ce n'est pas assez dire :
Elle est la servante de rÉglise. En sauvant la France au xve siècle elle sauvait l'Eglise au siècle suivant. Bientôt le protestantisme va se lever sur l'Europe catholique, et l'Angleterre se donnera tout entière à l'hérésie nouvelle. Que fût-il advenu des destinées de l'Église, si, à ce moment, la France eût été la vassale de l'Angleterre ! Elle eût été entraînée dans la Réforme, et l'Église perdait en Europe
son dernier refuge et son suprême espoir. Admirez ici, Messieurs, les desseins de Dieu sur notre patrie. En la délivrant des mains de l'Anglais par la main d'une humble femme, il la réserve pour les luttes prochaines de l'Église contre la Réforme. Encore quelques années, et les Anglais ne seront plus catholiques. Mais grâce à Jeanne d'Arc le drapeau de l'Angleterre ne flottera plus alors aux tours de Saint-Denis, et, quand au milieu d'émeutes civiles et sanglantes on voudra arracher pour toujours à l'Eglise sa fille aînée, les héritiers d'Edouard et d'Henri d'Angleterre pourront bien encore jeter leur épée dans la balance, mais ils n'y jetteront plus le poids de leur sceptre, et l'histoire ne la redira pas, cette défection de la France qui eût ébranlé le monde!... De sorte qu'il est absolument vrai de dire que Jeanne d'Arc a sauvé l'Eglise et les nations chrétiennes en sauvant pour la France la foi de Glovis. L'apparition de Jeanne d'Arc dans l'histoire n'est pas seulement un événement national qui intéresse la France, c'est encore un événement religieux qui intéresse l'Eglise entière.
Arrêtons-nous ici, Messieurs. Le moyen âge va finir, c'est-à-dire cette période qui tient le milieu entre les ténèbres des temps barbares et les lumières des temps modernes. La Renaissance va commencer avec le siècle de Léon X. Nous sommes en l'année 1453. Mahomet II attaque Gonstantinople avec une armée de trois cent mille hommes. La capitale
de l'Empire d'Orient est prise d'assaut et livrée au pillage. L'Eglise Sainte-Sophie est changée en mosquée. L'Empire d'Orient tomhe pour ne plus se relever. La malheureuse Eglise de Gonstantinople, si souvent rebelle à la Papauté, expie toutes ses révoltes en subissant le joug musulman. Le pape Nicolas V offrait à l'empereur de Gonstantinople des secours contre les Turcs, et le frère de l'empereur lui répondait : «'Non, plutôt le turban que la tiare ! » Le turban entra donc à Gonstantinople. L'Eglise d'Orient était morte. L'Eglise romaine en recueillit les épaves et continua sa marche à travers les temps modernes. Nous la suivrons dans cette nouvelle période, et nous aurons encore l'occasion de l'admirer, de la bénir et de chanter le Dieu tout-puissant qui la conduit et qui la sauve!
Amen !
QUINZIÈME CONFÉRENCE
La vie de l'Église au moyen âge 1° L ÉGLISE PROTÉGÉE
Messieurs,
Autant que cela est possible en quelques conférences très succinctes, je vous ai raconté les combats de l'Eglise au moyen âge. Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons jeter un coup d'œil rétrospectif sur cette période longue et mouvementée et voir quelle a été pendant cette période la physionomie de l'Eglise. Ce sera pour vous l'occasion d'apprendre des choses nouvelles et peut-être de réformer quelques préjugés. Et puis cela vous mettra en état de répondre aux sottes objections de l'impiété qui, pour discréditer l'Eglise, ne cesse de la défigurer et de la calomnier. L'Eglise au moyen âge, Messieurs, nous apparaît d'abord unie à l'Etat et protégée par l'Etat. C'était un fait, et c'était un péril. Voyons comment ce fait se justifie et comment ce péril a été évité.
I. Comment se justifie le fait de la protection de l'Église par l'État au moyen âge.
Vous savez, Messieurs, de quelle manière le monde était alors organisé. Après trois siècles de persécution l'Eglise se trouva portée au sommet des choses et assise sur le trône des Césars qui la couvraient de leur pourpre, la défendaient de leur épée et se faisaient gloire de la servir. Depuis, nous avons changé cela, et aujourd'hui généralement les rapports de l'Eglise et de l'Etat se réduisent à une espèce de neutralité bienveillante ou armée. On se regarde, on s'observe, et le plus qu'on fasse c'est de s'ingénier mutuellement à éviter les conflits. Mais, parce que l'état du monde a été modifié, pouvons-nous au nom du présent condamner le passé? Avons-nous le droit de rougir de nos aïeux dans la foi, de les désavouer, ou de mendier en leur faveur le bénéfice des circonstances atténuantes? Non. Hommes de ce siècle, obéissant à des circonstances nouvelles, vous avez changé Fancienne forme du monde qui assurait à l'Eglise la protection de l'Etat. Je ne vous en blâme pas, et volontiers je m'accommode de ce système moderne. Mais soyez justes envers vos ancêtres, et reconnaissez que, vu le temps dans lequel ils vivaient, ils ,>nt eu raison d'agir comme ils ont agi.
D'abord, en principe, Dieu veut la protection
de son Eglise par les pouvoirs civils. C'est bien évident. Le devoir de l'Etat est d'assurer le bien-être et la prospérité commune. Or, l'élément le plus essentiel de la félicité même temporelle et la condition indispensable de la félicité éternelle, n'est-ce pas la religion? Donc, disait récemment le grand Léon XIII, « les chefs d'Etat doivent tenir pour saint le nom de Dieu, et mettre au nombre de leurs principaux devoirs celui de favoriser la religion, de la protéger de leur bienveillance, de la couvrir de l'autorité tutélaire des lois ». Conclusion : lorsque l'Etat au moyen âge protégeait l'Eglise, il était dans son rôle, il exerçait une fonction normale, il obéissait à la volonté de Dieu.
11 obéissait à la volonté de l'Eglise. Quoi? Est-ce que dans ce temps-là l'Eglise demandait à être protégée? Mais oui, certainement. Oui, elle demandait l'alliance des pouvoirs civils, elle la demandait non comme un besoin pour elle-même, mais comme un secours pour l'humanité. Elle a donné à cette alliance, dans des actes demeurés célèbres et par des exemples demeurés illustres, la consécration de sa parole et de son autorité; et nous n'avons pas le droit de lui demander de renier son passé. D'ailleurs cette protection de l'Etat, l'Eglise avait à peine besoin de la demander, on la lui offrait. De lui-même l'Etat, qui est la force, se mettait au service de l'Eglise, qui est le droit.
La volonté des princes prévenait le désir des
Pontifes. Or, pourquoi l'Église eût-elle systématiquement repoussé la main que lui tendaient les Césars marqués au front du signe de Jésus-Christ? Pourquoi? Parce que, dites-vous, la protection des princes devait dégénérer en oppression. L'Eglise devait refuser la main à Constantin, parce qu'elle pouvait craindre un Constance, — à Pépin et à Charlemagne, parce qu'elle pouvait soupçonner dans l'avenir un Frédéric II, — à saint Louis, parce que la race bénie de ce grand roi devait donner le jour à Philippe le Bel. Ce raisonnement ne tient pas debout. De ce que quelques princes devaient la trahir, l'Eglise n'était point obligée de les repousser tous. Et d'ailleurs, nous verrons tout à l'heure qu'en acceptant pour parure la pourpre des rois elle a su garder sous ce manteau la liberté de sa parole et l'indépendance de son action.
Enfin, si l'Église au moyen âge a été protégée par l'État, c'est que les peuples l'ont voulu. Qu'avez- vous à dire à cela, vous qui mettez au-dessus de tout le suffrage des peuples? La situation prépondérante de l'Église est née beaucoup moins de ses prétentions que de la nécessité des circonstances et du libre consentement des peuples. A toutes les époques la marche du monde dépend de la volonté des peuples. Eh bien ! au moyen âge les peuples ont voulu que leur religion fût protégée par les princes, ils ont prétendu n'obéir aux princes qu'en vertu de la même loi qui soumettait les princes à
l'Eglise catholique, et grâce à cette volonté populaire ou a vu de saintes lois s'introduire dans les codes, on a vu les tyrans se soumettre ou se démettre devant une autorité qui les dépassait, on a vu le monde se couvrir de belles églises, de nobles écoles, de grands monastères, on a vu se développer dans l'humanité la justice et la civilisation. Sans doute, quand je vous affirme que les peuples du moyen âge ont voulu que l'Eglise fût protégée par les pouvoirs civils, vous pouvez me dire qu'ils ont eu tort et qu'ils se sont trompés. Mais je puis vous répondre : Qu'en savez- vous? Après tout nos vieux ancêtres ne manquaient ni d'intelligence ni de cœur ; ils font assez belle figure dans l'histoire. Ne les jugeons pas avec nos idées modernes, et reconnaissons qu'à leur place nous aurions probablement agi comme eux. Et puis, de môme que nous avons le droit de choisir la forme de nos habits et la forme de nos gouvernements, convenons que nos aïeux ont eu, eux aussi, le droit élémentaire de s'habiller et de se gouverner comme ils l'ont voulu, c'est-àdire autrement que nous.
En voilà assez, Messieurs, pour justifier aux yeux de tout esprit raisonnable le fait de la protection de l'Eglise par l'Etat au moyen â#e. Ce fait repose sur la quadruple volonté de Dieu, de l'Eglise, des princes et des peuples. Je n'en disconviens pas : il y avait dans ce fait un immense péril. Voyons cela de très près.
II. Comment a été évité le péril de la protection de l'Église par l'État au moyen âge.
L'Eglise sous la protection des princes de la terre rencontrait un immense péril, le péril de la servitude. En étendant sur l'Eglise, pour l'honorer aux yeux des peuples, le prestige de leur grandeur royale, consulaire ou impériale, bien des princes pensaient et espéraient secrètement que l'Eglise paierait le bienfait de leur protection par quelque sacrifice d'indépendance. Au lieu de la servir pour le bien commun, ils comptaient s'en servir pour leur bien particulier, et ils se disaient tout bas : L'Eglise ne sera pas fâchée de sentir sur elle une main qui la défendra toujours, fût-ce même en lâsservissant quelquefois. Cela est arrivé. Des princes dont je vous ai cité les noms et les actes ont essayé au moyen âge d'asservir l'Eglise, de l'enchaîner par des bienfaits. Et si elle n'eût été divine, la religion catholique eût succombé à ce péril. En échange de la protection, elle eût accepté la servitude. « Seule, a dit un homme illustre, de Maistre, la vérité n'a pas d'Empereur. » Seule la religion catholique, même quand elle est protégée, échappe à la fatalité de l'esclavage, et garde, sous le manteau des rois, des consuls et des empereurs, l'honneur de la liberté.
En tout temps l'Eglise revendique et sauve son in-
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dépendance. Au moyen âge c'était plus difficile que jamais. L'Eglise a tenu bon quand même, et on ne l'a pas vue baiser la main des despotes pour en obtenir la faculté de vivre. Quand des hommes puissants qui s'appelaient : Henri IV d'Allemagne, Frédéric- Barberousse, Philippe-Auguste, Philippe le Bel, ont voulu lui imposer des chaînes, quand lui faisant des menaces ou des promesses ils lui ont dit : « Laisse-nous suivre nos convoitises et pressurer les peuples ; pour prix de ton silence, nous te promettons une croisade; mais, si tu bouges, nous allons f écraser », l'Église leur a répondu : <• Non, je ne serai pas esclave; non, je ne me tairai pas. Arrière vos bienfaits et vos menaces! Je relève de Dieu et non pas des princes, et je garde l'indépendance de ma parole et de mon action ! »
Rappelez- vous. Messieurs, comment était constitué le monde féodal. Les Evêques et les Abbés, par l'investiture et le serment, étaient les vassaux des princes, et Rome même fut atteinte un jour par les liens de la vassalité. Les Empereurs d'Allemagne, entraînés par le courant des idées générales autant que par leur ambition, ne voulurent plus voir dans le patrimoine apostolique qu'une sorte de grand fief, détaché de l'Empire par la libéralité de Charlemagne, mais retenu dans sa mouvance par k*> lois de la féodalité. Ils prétendirent au droit do confirmer l'élection du Souverain Pontife, comme au droit de conférer l'investiture des évêchés et des
abbayes par la crosse et l'anneau, symboles de l'autorité spirituelle. Ainsi la grandeur même dont la Providence avait orné la Papauté pour assurer son indépendance devenait le tombeau de sa liberté. Le péril était extrême. Un jour que Henri III d'Allemagne présidait à Worms une diète composée de seigneurs et de prélats, il apprend la mort du Souverain Pontife, et aussitôt, jetant les yeux sur Brunon, évêque de Toul, il le nomme Pape sous le nom de Léon IX. Hildebrand, moine de Cluny, voit passer l'évêque de Toul qui va prendre possession de la chaire apostolique sur le simple vœu de l'Empereur. Il ne peut contenir son indignation. Il fait entendre à Brunon qu'il n'était pas permis d'accepter la dignité pontificale des mains du pouvoir temporel, et que, s'il voulait relever la gloire du Saint-Siège, il se proposait, lui Hildebrand, de le mener à Rome et de le faire élire régulièrement par le peuple et le clergé. « Quoi, s'écrie-t-il, la dernière femme du peuple peut épouser librement son fiancé, et l'Epouse de Jésus-Christ ne peut librement choisir le sien ! » Hildebrand, après de longs services, monta lui-même sur le trône pontifical, et vous savez comment il sauva la liberté de l'Eglise, qui avait été le but de sa vie et qui fut la cause de sa mort. Et à sa suite, pendant tout le moyen âge, de grands Papes continuant son œuvre ont assuré l'indépendance de l'Eglise. Protégée par les princes, l'Eglise était menacée de perdre sa
liberté. L'histoire nous dit qu'elle a échappé à ce péril.
Et en sauvant sa liberté, elle sauvait en môme temps la liberté des âmes et la liberté des peuples. Si l'Eglise avait perdu sa liberté, que fût devenu l'Evangile, et que fût devenu le monde? L'Evangile eût été lacéré, falsifié, réduit à néant, et tous les fruits de civilisation qu'il renferme n'eussent jamais vu le jour. Et le monde, au lieu d'échapper aux étreintes de la tyrannie, eût subi toutes les oppressions de la force. Mais non. L'Eglise a sauvé sa liberté, et, grâce à elle, sur cette triste terre une voix n'a cessé de retentir que ni l'erreur, ni les passions, ni les violences n'ont pu étouffer ; une voix qui a vengé la justice, la vérité, le droit et l'honneur; une voix qui a flétri le faux, le mal. l'injuste ; une voix qui est restée l'organe incorruptible du vrai et du bien, la terreur des méchants, la consolation des bons, le réconfort des souffrants, des petits, des opprimés!
Amen !
SEIZIÈME CONFÉRENCE
La vie de l'Église au moyen âge
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