Lecanuet, Montulernbert, l, p. 215. Paris
i42 L'EGLISE LIBRE DANS L'EUROPE LIBRE
voyait Napoléon et Alexandre se disputer Tadhésion de la Pologne, soucieux qu'ils étaient l'un et l'autre « d'enrôler une grande force morale ^ ». L'Europe de i914 entendait la Prusse, l'Autriche, le Tsarisme, faire à la Pologne des avances, qui n'avaient pas toujours la valeur de promesses, mais qui reconnaissaient implicitement son droit à une vie nouvelle, à quelque chose de plus, même, qu'une survie.
« La question de Pologne, c'est la pre mière, la plus éminemment européenne ; w c'est Talleyrand qui disait cela, au moment du Congrès de Vienne, et il le disait à Metternich. Malheur pourtant à l'àme polonaise, si elle se permettait de soulever elle-même celte question, en se soulevant! Des prophètes alors surgissaient, et c'étaient des consolateurs; tout enfiévrés par le martyre national, ils annonçaient que le renouveau