D. Doublet, op. cit., p
mor
voir pourquoi cet autel a pu rester si longtemps invariable, sans consécration nouvelle, parmi les aménagements succincts de l’égliset,
En outre, si on tient compte de l’histoire générale on pensera que les monastères, qui avaient été ruinés par Charles Martel, ne songeaient guère à reconstruire leur église par leurs propres moyens. C’est une libéralité du roi qui a pourvu certainement aux dépenses de la nouvelle église, et les travaux n’ont dû commencer qu'après le sacre.
Viollet le Duc a fait une erreur d’un autre genre en omettant, dans sa belle restitution de l’intérieur de la basilique, de figurer l’autel de la Trinité, au milieu du chœur des moines? Il avait cependant consulté D. Doublet et Belleforest5, mais il a suivi le plan de D. Félibien, et il en résulte que sa restauration s'applique à la situation postérieure à 1610, tandis qu’il la présente comme ce qui existait au temps de saint Louis.
1. Léon Levillain, L'église carolingienne de Saint-Denis, Bulletin monumental, 1907, p. 250.