Codex Bruxellensis, 766-71, fo
. ?. Mabillon, De Re Diplomatica, Paris, 1681, p. 381. 3. Mon. Germ. SS Rer. Mérov. 1, 465 et SS. XV, 1.
PSE
la vérité est qu’on n’en sait rien. M. Levillain cependant prétend que « l’auteur présente son œuvre comme une addition à un petit livre écrit ou copié à la louange des saints martyrs Denys Ruslique et Eleutheret, Les mots que j'ai soulignés ne sont pas, en ce qui touche le libellus, dans le texte de la Clausula. Leur application au petit livre est une addition de M. Levillain, par suite d’un commentaire qui lui est propre et que je crois inexact. Je pense, bien qu’il ne l'ait pas dit, que M. Levillain s'appuie sur ce que l’auteur parle dans la suite, de l’église « praedictorum martirum Dionisii Rustici et Eleutherti », Mais le mot praediciorum ne suffit pas, dans le style compliqué de l’époque, où cette locution est très fréquemment employée, pour établir une liaison entre ces martyrs et ceux dont il a été question tout d’abord, sans les nommer. Rien ne dit que ces derniers soient précisément Denys Rustique et Eleuthère. Dans un cas comme dans l’autre l'emploi du mot praediciorum est irrégulier, ce qui à cette époque ne surprend pas.
Pour établir la date qu'il veut donner, l’auteur emploie toutes les manières de compter alors en usage. Elles sont au nombre de quatre, et leur rapprochement peut fournir des concordances utiles, Mais comme l’une d’elles part précisément du sacre de Pépin par Etienne II, le copiste en profite pour donner, sur la cérémonie même du sacre, des renseignements qui ont peut-être moins de valeur que la
1. Levillain, De l'authenticité de la Causula, Bibl, de l'Ecole des Chartes, Janvier-Juin 1927, p. 20-42.
simple chronologie. La Clausula est donc divisée en deux parties très distinctes.
Voici d’abord la première partie qui donne la chronologie.
Si nosse vis, lector, quibus hic libellus temporibus videatur esse conscriptus vel ad sacrorum martirum preciosam editum laudem, invenies anno ab incarnatione Domini septingentesimo sexagesimo septimo, temporibus felicissimi atque tranquillissimi e tcatholici Pippini regis Francorum et patricii Romanorum, filli beatae memoriae quondam Caroli principis, anno felicissimi regni eius in Dei nomine sexto decimo, indictione quinta, et filiorum eius eorum demque regum Francorum Caroli et Carlomannis qui per manus sanctae recordationis viri beatissimi domini Stephani papae una cum predicto paire domino viro gloriosissimo Pippino rege sacro chrismate in reges Dei providentia et sanctorum apostolorum Petri et Pauli intercessionibus cons ecrati sunt, annotercio decimo.
L'année 76/, dans le style de Pâques, va du 19 avril /6/ au 10 avril 768.
On a réussi non sans peine, à découvrir que les années de Pépin partent d’une origine comprise entre le 5 et le 1/ novembre /51. La 16° année peut donc s'étendre du 3 novembre /66 au 17 novembre
L’indiction V va du ier septembre 766 au 31 août
Donc, pour qu’une date comprise entre le 19 avril et le 31 août 767, fin de l’indiction V, tombe dans la treizième année du sacre, il faut que cette treizième année ne finisse pas avant le 19 avril et ne commence pas après le 31 août 767. Ce qui veut dire que le sacre ne peut pas être antérieur au 19 avril ni postérieur au 31 août. Il est donc compris entre le 19 avril et le 31 août 754.
Si on supposait le style de mars, le 19 avril devrait être remplacé par le 1er mars, et le sacre pourrait être compris entre le 1er mars et le 31 août 754.
Ainsi, les termes mêmes de la Clausula suffisent à ruiner le système Jaffé-Œlsner qui est obligé de placer le sacre en février 754. Au contraire, le 28 juillet 754, qui était d’ailleurs un dimanche, tombe précisément dans l'intervalle que comportent les indications de la Clausula. On sait que les grandes cérémonies de ce genre étaient toujours placées le dimanche ét de préférence en été.
Ce qui va suivre et qui constitue la seconde partie de la Clausula est étroitement apparenté à la seconde partie de la Revelalio. Depuis que la Revelalio est regardée comme apocryphe, il faut nécessairement qu’elle dépende de la Clausula : Aussi les Monumenia Germaniae donnent d’abord la Clausula et ensuite la Revelaliot, où les parties communes sont imprimées en petits caractères. M. Waïitz déclare, en effet, qu'Hilduin a composé la Revelalio en se servant de la Clausula. Et il est clair qu’il avait toutes facilités de