‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 185 sur 222 · Einharde Annales, DCCLIV · texte numérisé non relu

Einharde Annales, DCCLIV

LU AAS

. réuni les grands du royaume à Quierzy, obtint leur adhésion au projet qu’il avait formé de concert avec le pape, statuit cum eis que semel... cum papa decreverat perficerel. Cette façon embarrassée montre que l’auteur ne tient pas à invoquer le texte de la donation, et nous en avons donné le motif; à l’époque où il écrit, on réclame des territoires plus étendus. C’est pour cela que les critiques s’accordent aujourd’hui, pour abaisser d’une dizaine d’années la composition de son livre.

Mais les lettres d’Etienne II qui sont contemporaines, ne laissent aucun doute. Voci quelques extraits de la lettre VII, qui se place en décembre 755, entre les deux expéditions. ...Quae per donationem beato Petri offerendam polliciti esti.. et quae per donalionem manu vestra confirmaltis.. Sciatis enim quia sicut chirographum vestram donationem princeps apostolorum firmiter tenet, et necesse est ut ipsum chirographum expleatis..…. Idem princeps apostolorum idem chirographum demonstrans nullam habere firmitatem... quod beato Petro promisistis per donalionem vestram civitates et loca.. vel omnia quae ipia donalio continet. Tous ces membres de phrase sont accumulés dans quelques tirades assez courtes, où le pape, menacé de nouveau par Astolf, conjure de toutes ses forces le roi Pépin d’accomplir les engagements qu'il a pris par écrit. J’ai choisi ce passage entre beaucoup d’autres, pour montrer avec quelle liberté, le rédacteur du Liber

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