‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 213 sur 222 · Jaffé, Mon. Car., p · texte numérisé non relu

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l'instigateur. Et il a bien fait pour la cause qu’il croyait devoir défendre, puisqu'il a réussi, mais nous avons le droit, aujourd’hui, d’être plus sévères. Que signifient donc les traités les plus solennels, sanctifiés par toutes les formes extérieures du culte, où Dieu lui-même est pris à témoin, s'ils doivent être violés aussitôt après? Les diplomates modernes se bornent aujourd’hui à signer, contraints et forcés quelquefois. Ils ont supprimé le serment, et ainsi ils font l’économie de ces sacrilèges, trop fréquents au Moyen-Age |

11 est très beau et très logique assurément, que la religion soit associée à tous les actes de la vie des peuples; mais il faut le faire avec discernement, et il n’est pas sans danger qu’elle soit mêlée trop étroitement à la politique Nous étions choqués au temps de l'invasion, d’entendre les Allemands répéter que Dieu était avec eux, Goët mit uns. La majesté divine ne doit pas sortir de la sérénité de l’absolu, pour se mettre comme les dieux du paganisme, au service des passions humaines. Puisqu’on ne doit pas prendre en vain le nom de Dieu, la défense s’applique aussi aux actes de la vie publique.

La religion n’est pas responsable des faiblesses humaines, elle se borne à proposer aux hommes de bonne volonté, un secours qui les aide à faire le bien, et pas autre chose. Elle ne peut donc coopérer à leurs désirs, que dans la mesure où ils sont conformes à la justice et si chacun prétend confisquer à son profit l’action divine dans toutes les contingences

de la politique, on arriverait peut-être à constater la faillite de la religion, comme on a proclamé, de nos jours, la faillite de la science. C’est un peu ce qui a eu lieu au xvie siècle, et nous travaillons aujourd’hui à reconstruire sur les ruines de l’ancien

édifice,

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