Praescr
sont aujourd'hui en parfaite conformité avec celles qu'il corrigea : « Hodie cum illis correptis unius institutionis iura miscent*. » Devra-t-on donc dire que toutes les églises ont erré? Devra-t-on penser que l'Esprit saint, que le Christ devait envoyer pour être le docteur de la vérité, n'a eu cure d'aucune église? et que, vicaire du Christ, il a négligé son office, laissant les églises comprendre et croire chacune à sa guise et autrement qu'il ne prêchait luimême par les apôtres ^ ?
L'unanimité delà croyance, jointe à la foi en l'assistance du Saint-Esprit, est une première justification de l'authenticité de la tradition'.
Cette tradition est plus ancienne (jue les hérésies quelles qu'elles soient •*. Cette tradition était en possession, en un temps où on ne parlait pas encore du stoïcien Marcion, du platonicien Valentin^. Apellesest plus récent encore, puisque Marcion fut son maître. Nigidius, Hermogènes, une foule d'autres, sont encore en vie. Il saute aux yeux, rien qu'à considérer l'ordre chronologique, que cela est du Seigneur et vrai qui est le plus ancien dans la tradition, et que cela est étranger et faux qui s'est produit plus tard ^.