In Is. homil. vi, 1 (Xin
6. Comment. inRom. u, 11 (XIV, 807) : < Quod si, ut nonnunquam fier! solet, munera oblata Deo et stipem inusus pauperum datam, ad proprta lucra converterit... > Sur les services charitables de l'Église, vojez Comment, in Rom. ix, 2 (XIV, 1212). Comment, in Mat. xi, 9 (Xin, 9*2) : Tè Tïiç èxxXYifftaç YXwfffféxojjLov. In Levit. homil. rv, 6 (XII, 431) : < Vota et munera quae in ecclesiis Dei ad usus sanctorum, et ministeriuni sacerdotum, vel quae ob necessitatem pauperum, a devotis et religiosis mentibus offeruntur i. Par vota entendez ce que le fidèle
les fidèles pour les besoins des pauvres, pour l'entretien du clergé ^ Origène nous montre le siège à part de l'évêque et
de ses prêtres, et au-dessous d'eux les diacres debout pour servir le divin service^. Nous sommes assis plus haut que vous, dit Origène à ses auditeurs, et des fidèles aspirent à monter à ce même degré : mais ne croyez pas qu'il suffise d'être du clergé pour être sauvé : beaucoup même parmi les prêtres se perdent, et beaucoup parmi les laïques seront plus heureux. Car ce qui importe, ce n'est pas d'avoir son siège dans le presbyterium, mais de vivre digne de cette place'.
Le prince (ô ■^yo\)iLt)/o(;), « il faut, je pense, appeler ainsi celui qui dans les églises est appelé évêque », le prince doit être le serviteur des serviteurs : le Verbe de Dieu nous en fait un précepte. Au contraire, nous nous comportons de telle sorte « que parfois nous surpassons en orgueil les mauvais princes des nations, et peu s'en faut que nous ne nous donnions des gardes du corps comme les rois. Nous sommes terribles, inavoué à l'église. Ce sens est expliqué dans homil. xi, i (id. 531). Clément d'Alexandrie laisse entendre que certains se convertissaient au christianisme, parce qu'ils y étaient assurés contre le dénûment, le christianisme étant une puissante institution charitable. Stromat. i, 1 (P. G. t. vni, col. 693 A).
1. In Num. homil. xi, î (Xll, 644). A l'évêque revient encore l'administration de la propriété ecclésiastique, constituée dés lors par les cimetières chrétiens. Cf. Philosophoumena, ix, 12 (P. G. t. XYI, p. 3383).
2. In Cantie. ii (Xni, 107) : • Yidit et sedem puerorum eius. Ecclesiasticum puto ordinein dicit, qui in episoopatus vel presbyterii sedibus habetur. Vidit et ordinationes sive stationes ministrorum eius. Diaconorum, utmihi videtar, ordinem memorat astantium divino mi. nisterio >.
3. In lerem. homil. xi, 3 : Soxoùiiev elvat àreb xXiîpou Ttvbç îrpoxaôe!;6jj.svoi {((jLtôv... Tô caye/oOv oùx oùxà to xaBéÇetrOat èv TcpeaSutepio) èffTiv, àXXà TÔ pioûv àÇtwçToO t^ttou... IlXetov è^ù> à7i«tToù|i.ai tzapà xàv Sidéxovov, iiXeTov ôStàxovo; napà t6v Xatxôv. Sur le sens du mot tônoç, cf. Edseb. h. E. VI, H, 3, lettre d'Alexandre, évêque de Jérusalem, aux chrétiens d'Arsinoë.
ORIGKNK ET L'ORTHODOXIE GRkCQrE. S6i,
bordables, surtout pour les pauvres. Quand on arrive jusqu'à nous et qu'on nous adresse une requête, nous sommes plus insolents que ne le sont les tyrans et les princes les plus cruels pour des suppliants. Voilà ce que l'on peut voir dans mainte église renommée, surtout dans celles des plus grandes villes » ^ .
Les honneurs ecclésiastiques ne sont pas tels que les indignes ne puissent en être dépossédés. Une église est semblable à une cité, quia le droit de rayer un décurion de la curie, comme de prononcer la peine de l'exil contre tel de ses citoyens : « Infamia est a populo Dei et ecclesia separari : dedecus est in ecclesia surgere deconsessupresbyterii,proici de diaconatus gradii »^.
Le peuple a droit d'être présent à l'élection de son évêque, car il doit se convaincre ce jour-là qu'on choisit le plus docte, le plus saint'. Nous savons, par ailleurs, que les évêques voisins du siège à pourvoir prennent part à l'élection''.
Entre Vordo, composé de l'évêque, des prêtres, des diacres, et le peuple, composé des fidèles (iriciTot) et des catéchumènes, Origènc ne signale pas de clercs intermédiaires^. Il parle de vierges et d'abstinents', et laisse
1. Comment, in Mat. xvi, 8 (Xni, 1393). Cf. In Mat. commvnt. ser. 64 (XIII, 1695). Dans ces derniers traits particulièrement durs, on a voulu voir des allusions acrimonieuses à l'église romaine, inutile peut-être d'ajouter que de vieux catholiques comme Langen ont abondé dans ce sens. L'évêque d'Alexandrie ou celui d'Antioche {qu'on pense aux accusations articulées contre le faste de Paul de Samosate) pouvaient tout autant prêtera ces critiques.
2. In Ezech. homil. x, 1 (XIII, 740) : • Poteris intellegere quod dicitur, si consideraveris quae cotidie in civitatibus fiunt. Inhonoratio civi est de patria sua exulare, et infamia decurioni eradi de albo curiae... »
3. InLevit. homil. vi,3 (XII, 469) : « Requiritur in ordinando sacerdote et praesentia populi... lUe eligitur ad saderdotiuji, et hoc adstante populo. »
4. Elseb. h. E. VI, H, 2, où les évêques voisins de Jérusalem donnent un coadjuteur au vieil évêque de Jérusalem, Narcisse.