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s. Ibid. : t(vic ri); èxxXTiacaç ^ouXEural àÇtoi «totv, et Ti< ivrlv iv xt^ ïcovtI tiàXii Toù 6eoû,lv éxeiv-g noXiTeueaOai. —Notez au passage l'expression « cité de Diea >. Cette expression se rencontre déjà dans le Pasteur d'Hermas {Sim. l), mais elle y désigne le ciel par opposition à la terre.
3. Ibid. (960) : ôpxovTa ixxXTjdCaç éxôcm]; icoXuiX âpxo'^^ '^'^^ ^v t^ ic6Xei a\)yxç\,-:éo'v xxX.
4. Contra Cela, vni, 78 (XI, 16 89) : -r^uXc èv éxôffTip àXXo (TÛaTTifta narpiSoc XTKrOàv Xoyt)) Oeoû éniiTTà(i£voi... Et plus loin : eI xaXûc âp- XOUffiv cl âpxovtet; èv t^ éxxXriapCa, tyj; xarà 6eôv narpiSo;, Xi^ui Se tfn ixxXviata;, Xe^ôiievoi irpodrâxoi xtX.
8. Seleeta in psalm. xxxii, 8 (XII, 1305) : TcôUra i?i fn XpiofToû èxxXt)cCai; ■KtnXr^ptû-zo. In cantic. lib. II (XIII, 110) : « Ecclesiae innumerae Buni quae per orbem terrae diffusae sunt ». In Ezech. homil. iv, 1 (X1V,G98) : -> Quando terra Britanniae ante adventum Christi in unias Dei consensit religionem? Quando terra Maurorum? Quando totus ■emel orbis? Nunc vero propter ecclesias quae mundi limites tenent.
Les églises dispersées à travers le monde constituent une unité mystique : elles sont « le corps entier des synagogues de l'Église » \ dit assez gauchement Origène. Il parle de ceux qui « habitent l'œcuménicité de l'Eglise de Dieu » 2. Il dit d'un mot bien plus heureux que « l'Eglise est le cosmos du cosmos » '. Reprenant la doctrine chère à saint Paul, Origène parie de l'Eglise corps du Christ : « Les divines Ecritures appellent corps du Christ, corps animé par le Fils de Dieu, la totalité de l'Église de Dieu * *.
L'Église ainsi conçue est comme une maison, une maison à laquelle on peut par allégorie appliquer le précepte de Moïse concernant la pâque : In una domo comedelur. Origène, dans ce sens, oppose l'Église à la Synagogue '. On ne doit pas vouloir manger la parole de Dieu, à la fois, dans l'Église et dans la synagogue des Juifs, et, pas davantage, dans l'Église et dans la synagogue des hérétiques. « Comprends donc que l'Église est la maison unique : ne
universa terra eam laetitia clamât ad Dominum. > — Snr l'expansion dn christianisme dans le monde entier, Origène n'est pas si afGrraatif dans uu autre texte. In Mat. comment, ser. 39 (XJII, 1685). Il énonce là, que l'Evangile n'a pas encore été porté aux Ethiopiens, dans llnde, en Bretagne, en Germanie, chez les Daces, les Sarmates et les Scythes.
i. Comment, in Mat. xiii, 34 (XIU, 1157).
S. Selecta in psalm. xxxn, 8 (XII, 1305). — Le vocable de • catholique > appliqué à l'E^'lise se rencontre, à ma connaissance, surtont dans les traductions latines d'Origène, où il ne semble pas qu'il soit pris nécessairement à l'original. Origène se sert du mot xaOoXixd; pour désigner ce qui est général ou universel : une proposition universelle est catholique. Les bienfaits de Dieu sont catholiques, c'est-à-dire uni- Tersels. Voyez plus haut p. 166 et la statistique de Kattkmbdscb indiquée là.
S. Comment, in Joa. vi, 38 (XIV, 3(M).
4. Contra Ctls. ti, 48 (XI, 1378} : oû{ia Xpiaxoû «paaiv elvatol 6(îot X^YOi, tnà Toû utoûToù 9êoû <jrtjxoû|ievov,Tif)v 7râ<jav toû 9ceû èxxXijiriav. Cf. id. 79 (1*17).
5. In Omes. homil. xu, 3 (XII, 226). In Exod. homil. 11, 4 {id. 309). /n Cemtie.homil. u, 3 (XIII, 49). In lerem. homiU a, 3 (td. 351).
8$6 l'éClIse naissante et le catholicisme.
mange jamais l'agneau pascal hors de l'Église ». A toi s'impose allégoriquement le précepte de Moïse : Non efferetis e domo de carnihus foras. Il ne faut pas porter hors de l'église la parole ecclésiastique : « J'entends la porter dans la synagogue des Juifs ou des hérétiques * . »
Ofigène compare ailleurs l'Église à l'arche de Noë : l'arche étant unique, cette allégorie doit s'entendre de l'Église universelle 2. Quand il prophétisait qu'il réédifierait le temple en trois jours, le Sauveur pensait à son corps historique ; il pensait aussi à son dorps mystique qui est l'Eglise, et qui ressuscitera au dernier jour avec tous les saints qui le composent'. Il y a une Église sur la terre et il y a une Eglise dans le ciel ■*. L'Église de la terre domine le monde '.
L'Église est l'épouse du cantique : « Ego Ecclesia, ego sponsa, ego sine macula^ plurimarum custos sum posita nnearum » •. Et l'époux lui répond : « Tanto melior êi omnibus filiabasy tu sponsa, tu ecclesiastica anima, omnibus animabus quae non sunt ecclesiasticae »'. Fortifiée par la grâce de celui qui a été crucifié pour elle^ l'Église est vierge et les vierges sont sa gloire : « Ecclesia Christi.,. virgo sponsa Christi castis et pudicis virginibus floret » *. Elle est mère, mère de tous
1. In Gènes, homil. cit. Cf. Select, in psalm. cxviu, 8K (XII, 1601). t. In Gènes, homil. 11, 3-6 (167 et suiv.). *. Comment, in loa. x,] 30 (XIV, 37J).