In Cantic. homil. cit
t. In Genei. homil. m, 6 (Xll, iftl). Cf. homil. xvu, i (2M).
les enfants qu'elle enfante au Christ : « Utinam essetis gaudium matris vestrae Ecclesiae » ^ . Cette personnification de l'Église terrestre est une expression de son unité.
L'unité de l'Église universelle peut-elle être inférée de la promesse faite par le Sauveur à saint Pierre? Origène entend cette promesse littéralement : « Pierre est celui sur qui est bâtie l'Église du Christ, contre laquelle les portes de l'enfer ne prévaudront pas ^. » Et ailleurs : « Vide magno illi Ecclesiae fundamento et petrae solidissimae super quant Christus fundavit Ecclesiarrif quid dicatur a Domino : Modicae fidei quare dubitasti? » ^ Pierre a sur les autres apôtres des privilèges qui lui sont faits par le Sauveur même et mettent entre eux et lui une différence d'excellence''. On voudrait trouver chez Origène quelque indication plus ferme sur le sens dogmatique et juridique de cette primauté, sur la perpétuité de cette primauté, perpétuité qui est si sensible, nous le dirons, dans les faits contemporains. Du moins, si Origène n'est pas un doctrinaire de la primauté, comme l'est saint Irénée, doit-on le ranger parmi les doctrinaires de l'égalité des églises? Un texte du commentaire de saint Mathieu a été allégxié dans ce sens.
Si la lumière que le Père céleste aura ménagée à nos cœurs nous porte à dire au Christ : « Tu es le Christ Fils du Dieu vivant », sans que la chair et le sang soient pour rien dans notre affirmation, peut-être deviendrons-nous à notre tour ce qu'était Pierre, à qui le Christ a dit : « Heureux es-tu » *. Dès lors le Christ