‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 169 sur 216 · Vita Cyprianiy · texte numérisé non relu

Vita Cyprianiy

lui-même, au temps où il était prêtre, il rapporte qu'il était charitable pour les veuves ; que quiconque avait besoin de lumière en trouvait près de lui ; que quiconque était débile était soutenu par lui ; que quiconque cherchait l'aide d'une main robuste pouvait compter sur la sienne. Sous ces expressions d'une médiocre rhétorique, on entrevoit que le ministère des prêtres a dans sa compétence le service des veuves, le service de la catéchèse, le service sans doute enfin de la pénitence dans ce que la pénitence a d'individuel et de privée

Grâce à une lettre du pape Cornélius à l'évêque d'Antioche, Fabius, on sait que l'église romaine, en 251, comptait 46 prêtres, 7 diacres, 7 sous-diacres, 42 acolythes, 52 exorcistes, lecteurs ou portiers ensemble. Elle entretenait plus de quinze cents veuves ou indigents *. Le peuple était innombrable, dit Cornélius. Nous ignorons le nombre des clercs à Carthage au temps de Cyprien. Nous savons seulement que, en sus des prêtres et des diacres, il s'y trouve, comme à Rome, des sous-diacres [hypodiaconi)^ ^ des acolythes [acolythi)*, des exorcistes^, des lecteurs enfin. Il n'est pas parlé de portiers. Aucun de ces clercs n'est élevé à son office sans le suffrage favorable du clergé et du peuple.

Sur le lectorat, il faut lire la lettre xxxviii de Cy-

4. Ibid. 3 : < Domas eias patuit cuicumque venienti : nulla vidaa revocata sina vacuo. nuUus indigens lumine non illo comile directus est, nuUus debilis gressu non illo bacalo vectus est, nullas nudus auxilio de potentioris manu non illo tutore protectus est. » Mais il ne faut pas trop solliciter ces expressions.

2. ErsKB. H. E. VI, 43, 11-12. Remah, Marc-Aurèle, p. 451, calcule que la chrétienté de Rome devait monter à trente ou quarante mille âmes.

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