Epistul. LXiv, 1. Cf. td
tomne. Les laïques n ont point de part aux conciles.
Cyprien, qui s'est appliqué en mainte occasion à affirmer que tous les évêques sont égaux, exerce cependant, non seulement sur l'Afrique proconsulaire, mais sur toute l'Afrique chrétienne jusqu'à l'océan, une réelle primatie. Le concile d'Afrique s'assemble à Carthage et il le préside vraiment. En dehors des sessions, il est vraiment aussi le fondé de pouvoir et l'exécutif du concile, il parle en son nom aussi bien aux évêques africains qu'aux évêques d'au delà^.
Car au delà il y a V or bis. Les relations, par lettres et par courriers, qui relient Carthage à Rome et Rome à Carthage, manifestent la solidarité profonde qui attache les deux églises l'une à l'autre : elles tiennent à observer les mômes règles de conduite et à ce que la discipline ne varie pas entre elles deux. C'est une pensée de charité et aussi une préoccupation de droit. Cyprien écrit au clergé romain : « Et dilectio communis et ratio exposait, nihil conscientiae vestrae subtrakere de his quae apud nos geruntur ut sit nohis circa utilitatem ecclesiasticae administrationis commune consilium » '*. Le clergé de Rome (le siège était vacant et Cornélius n'était pas encore élu) lui répond en termes d'une portée plus haute : « Omnes enim nos decet pro corpore totius Ecclesiae, cuius per varias quasque provincias membra digesta sunt, excubare '».
1. Monceaux, t. II, p. i3. Ritscbl, p. 22S. hàrnack, Mission, t. I, p. 394-395.