‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 56 sur 216 · XXIX, 4-3. XXX, 3 : êv8u(yM(jie6a tv^v 6{i6voiav · texte numérisé non relu

XXIX, 4-3. XXX, 3 : êv8u(yM(jie6a tv^v 6{i6voiav

2. XXXIV, 7 : xal Yi(x,eïç o5v èv iixovoîqt ItzX tô aOtô «ruvaxOévre; x% CTUveiSioffei, àç âvbç aTOfiaxo; po;i<7a)[iev. Allusion aux chants et aux acclamations liturgiques. L'expression ÈTti to aÙTo ffvvaxôévxeç, que nous retrouverons chez saint Ignace, était déjà chez saint Paul (plus haut, p. 88). Le mot owetSiîffei est à rapprocher de l'expression « con- Bcientia religionis > de TertuUien. Voyez plus hauV p. 44.

3. XXXVII, 3-3 : xaTavoTQTtotiev toùç <TTpaTeuo[xévou; toT; TliYOU|xévoiç i\^Gi\... IxaffToç èvTcp ISîw TocynaTi ta èïHTaaffdpieva OiroToO pa<nXéw; xal YiyoujtÉvwv èiriTeXeï. Les chiliarques, hécatontarques, pentécontarques, sont une réminiscence de Exod. xvm, 21. Le chiliarque sera un tribun, l'hécalontarque un centurion. L'armée romaine n'a pas de grade équivalant au pentécontarque. L'éparque est un praefectus civil. — Les chrétiens ont de bonne heure aimé ces comparaisons militaires. Voyez II Cor. x, 3-6, Eph. vi, 10-18, P/it7t. », 2S. Dans les Pastorales, la vie chrétienne est un service militaire et le chrétien un soldat (/ Tim. i, 18; // Tim. a, S). Saint Ignace insistera sur cette figure. Autant TertuUien et Cyprien.

, 4. XXXVII, 5; xxxviii, 1. Se rappeler ce que nous avons dit plus haut (p. 44), que le mot latin corpus est le terme juridique pour désigner une association.

le corps (lu Christ : « Pourquoi déchirer les membres (hi Christ? » (xlvi, 7). — L'Eglise est encore un troupeau : « Le troupeau du Christ doit être en paix sous les presbytres » qui le conduisent *. Toutes ces images nous étaient familières, mais on va voir quelles Drécisions les traduisent maintenant.

L*unité est procurée par l'éducation que les presbytres donnent aux fidèles : le mot iraiSsia est presque aussi familier à notre auteur que le mot ôuo'voia. « Vénérons nos chefs , écrit-il, honorons les anciens, disciplinons les jeunes par la discipline de la crainte de Dieu, formons nos femmes au bien^. » Il n'est question là que de former les mœurs, toutefois la même formation s'appliquera aux esprits et aux caractères, pour faire l'imité ecclésiastique. « Acceptons la discipline, contre laquelle personne ne doit se révolter : la monition (vouôsTTjfftç) que nous nous faisons les uns aux autres est chose bonne et utile » (lvi, 2). « Soyez soumis aux anciens et laissez- vous discipliner... Apprenez à être soumis... Il est meilleur pour vous d'être dans le troupeau du Christ peu de chose et bien famés, que de paraître beaucoup et d'être privés de l'espérance du Christ ^ » . Je traduis : hors du troupeau pas d'espérance, hors de l'Église pas de salut.

Cette discipline a pour matière les préceptes du Seigneur et la foi reçue. « Que les préceptes et les commandements du Seigneur soient écrits sur la table de votre cœur» (ii, 8). Malheur à qui ne marche pas « dans

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