‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 111 sur 324 · Eccl., XII · texte numérisé non relu

Eccl., XII

la coutume juive, jadis empruntée aux Égyptiens, d'embaumer leurs morts. Cécilius, Finterlocuteur païen du dialogue de Minucius Félix, reproche aux chrétiens de proscrire les parfums pour les vivants et de les réserver pour les funérailles et Tertullien dit, dans son Apologie : « Nous n'achetons pas d'encens, il est vrai; si les Arabes s'en plaignent, les Sabéens savent que nous achetons des aromates plus chers et en plus grande quantité pour ensevelir les morts, que vous n'en perdez à enfumer vos dieux ^ » •

§ VIII. Le deuil. — Les nouvelles et glorieuses espérances apportées par FÉvangile devaient amener les chrétiens à mépriser et à rejeter tout l'attirail de deuil déployé autour d'eux : le sac, la cendre et les vêtements déchirés des Juifs; les vêtements noirs des Romains et Jes pleureurs loués, également chers aux nations de l'Orient et de l'Occident. Ils réprouvaient aussi comme entaché d'idolâtrie et comme évoquant des idées d'orgie et de mollesse, l'usage de couronner de fleurs la tête des morts ^ Gyprien s'exprime en termes très énergiques sur tout ce qui concerne le deuil dans les lignes qu'il consacre à ceux qui moururent de la peste sous les règnes de Gallus et de Valérien ^ : « Combien de fois, dit-il, et avec quelle clarté ne m'a-t il pas été révélé, grâce à l'infinie bonté de Dieu, que je devais déclarer publiquement que nos frères, appelés par l'ordre

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