‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 12 sur 324 · Act., XV · texte numérisé non relu

Act., XV

Vous observez les jours, les mois, les temps et les années? Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous! » Et ailleurs : « Ëtes-vous tellement dépourvus de sens? Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair? ^ »

En l'an 64, et sur l'ordre de Néron, eut lieu la première persécution historique des chrétiens à Rome. On sait que cet empereur infâme accusa les chrétiens d'avoir mis le feu à la ville. Il avait trouvé ce moyen d'écarter les soupçons que tout le monde s'accordait à faire peser sur lui. Les habitants de la métropole n'avaient pas encore pu se faire une idée exacte du vrai caractère des chrétiens. Tous les confondaient avec les Juifs, et tous, lettrés ou ignorants, n'avaient pour eux que haine aveugle et mépris. Tacite, auquel nous devons le récit de cette persécution, appelle les chrétiens « une classe d'hommes détestés pour leurs abominations ». Du reste, com.me c'est le premier auteur païen qui parle du christianisme d'une manière précise, nous allons citer le passage en entier. « Pour apaiser ces rumeurs, il [Néron] offrit d'autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations, et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur Adent de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par Pontius Pilatus. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même, où tout ce que le monde enferme d'infamies et

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