‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 120 sur 324 · De Rossi, Inscriptiones Christianae · texte numérisé non relu

De Rossi, Inscriptiones Christianae

2. Les premiers explorateurs, croyant que toutes les tombes renfermaient des restes de martyrs (c'est encore l'opinion courante à Rome), croyaient que tous ces outils représentaient des instruments de torture.

Bon Berger. On ignore ce que représente la femme; peut-être l'Église, l'épouse du Christ. — iii*^ siècle.

4. Bictorina in pace et in Christo (le monogramme). Victortna DANS LA PAIX ET EN Christ. On supposc quo l'objet représenté est un modius, comme au n° 2 de la planche B.

5. Cinq scènes bibliques : le Bon Berger; l'Arche de Noé; la tentation d'Adam et d'Ève; Élisée à la charrue (?); Daniel avec les lions. Plus les mots suivants : Vipas Pontiz in ae[t]erno. Pontius, puisses-tu vivre éternellement. — in^ siècle.

6. Un vaisseau et un phare. Firmia Victora qve vixit annis lxv. FiRMiA Victora, qui a vécu soixante-cinq ans.

7. Asellv benemerenti qui vicxit annv sex mesis octo dies xxiit. Au bien méritant Asellds, qui a vécu six ans, huit mois et vingt-trois JOURS. Avec les bustes des apôtres Pierre et Paul. — me ou iv^ siècle.

8. Cette très intéressante épitaphe présente quelques obscurités. Le Bon Berger, avec la brebis sur ses épaules, à l'abri du dragon et du lion, indique la délivrance spirituelle qu'exprime le mot vainqueurs dans l'inscription. Ceux qui triomphèrent, les Veratii, étaient peut être deux frères martyrs, époux de Julia et d'Onesima, et fils de Lazaria, à qui ce monument fut élevé par ces pieuses femmes. L'inscription se termine par cet aphorisme : ainsi est la vie. La VOICI : By]paTtoTjç vixaxopaç Aa^apiv^ xat lovXtr) xat Ovr)j[[XY) y.ov çt>.touç B£Vô[X£p£VTeç G Bioç Tauta, — ni" siècle.

9. Le Bon Berger. Fragment. La fin de l'inscription est : In pace.

10. Pontivs Léo se bivo ' fecit si et Pontia Maza cozvs vzvs fecervnt filio suo Apollinari benemerenti. Pontius Léo a préparé ceci pour

LUI PENDANT SA VIE; DE MÊME PONTIA MaZA (OU MaXIMA) SON EPOUSE.

Ils l'ont fait pour Apollinaris, leur fils bien méritant. L'image du lion est une allusion au nom. — iii^ ou iv^ siècle.

Il y a fort peu d'épitaphes indiquant les tombes de martyrs et remontant à Fépoque même de la persécution. Gomme l'a fort justement fait remarquer un érudit français, les ossements des martyrs sont les seuls restes de ces héros de la foi, même dans leurs sépulcres. Quelques coupes, quelques fragments de verre, des objets rappelant leur profession, ou des symboles de leur foi, voilà tout ce qui a survécu de leur vie et de leur mort. A ne considérer que les catacombes, on pourrait supposer que les persécutions n'y

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