‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 121 sur 324 · PLANCHE C · texte numérisé non relu

PLANCHE C

comptèrent point de victimes, tant on a évité de faire allusion à leurs souffrances K

Il reste cependant quelques inscriptions authentiques de ce genre ^ Ainsi :

Lannus, martyr de Christ, repose ici. Il souffrit sous Dioclétien. Le sépulcre est aussi pour ses descendants.

Ci-gît dans la paix, Gordianus, de la Gaule, messager, mis à mort pour sa foi avec sa famille entière. Théophila, servante, a fait ceci.

Primitias repose en paix. Après avoir soutfert bien des maux, il supporta courageusement le martyre, à l'âge de trente-huit ans. Sa femme a fait ceci pour le plus doux et le mieux méritant des maris.

Nous avons déjà fait remarquer que les païens et les Juifs se servaient également des catacombes pour y inhumer leurs morts.

Quelques-unes des inscriptions païennes témoignent d'un grand bonheur conjugal, ou expriment ces affections naturelles, dont la chute ne nous a pas entièrement dépouillés, mais qui, sans Christ, ne dépassent pas la tombe.

Voici, par exemple, ce que disent des maris restés veufs :

Elle n'a jamais dit à son mari des paroles désobligeantes. La première faute qu'elle a commise a été de mourir. Quoique morte, elle est toujours vivante pour moi, et restera toujours excellente à mes yeux.

Un affranchi met cette épitaphe, respirant la plus sincère amitié, sur la tombe d'un autre :

1. Raoul Rochette, Tableau des Catacombes, 194. Cité par Maitland, Church in the Catacombs, 151.

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