‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 146 sur 324 · Ullmann, Life of Greg, Naz., trad. par Cox, p. 49, note · texte numérisé non relu

Ullmann, Life of Greg, Naz., trad. par Cox, p. 49, note

exemple, au sujet de Matthieu, V, 33, 34 : « Évitez toute espèce de serment. Il n'est permis de jurer ni dans une cause bonne, ni dans une mauvaise. Les lèvres d'un chrétien doivent rester pures de tout serment... Le serment est un piège de Satan... Lorsque Jésus-Ghrist a dit : tout ce qu'on dit de plus vient du malin, il n'a pas voulu dire que la loi ancienne procédait du diable, mais qu'il voulait, lui. Christ, arracher d'une manière plus puissante les hommes à l'ancien état de corruption. » Épiphane dit de son côté : « Il n'est pas bon de jurer par le Seigneur ou d'employer n'importe quelle autre formule, car on jure toujours par le diable. » Et Jérôme : « Ne jurez point du tout. Si les Juifs ont été autorisés à jurer par le nom de Dieu, ce n'est pas parce qu'il était juste en soi de le faire, mais parce qu'il valait mieux qu'ils jurassent par son nom que par celui des démons. L'Évangile n'admet aucune espèce de serment. Chaque parole d'un chrétien doit le lier autant qu'un serment le ferait \ »

Il est bien difficile de voir comment un homme non prévenu pourrait, le Nouveau Testament à la main, arriver à d'autres conclusions. Cependant la coutume Fa parfois emporté sur la vérité. Tertullien, dont nous venons de citer une affirmation positive, n'en dit pas moins ailleurs : « Si nous ne jurons point par le génie des empereurs, nous jurons par leur vie, plus auguste que tous les génies qui ne sont que des démons. » De même, Origène : « Nous ne voulons point jurer par la fortune de César, ou par quoi que ce soit d'autre, qui puisse être considéré comme équivalent à Dieu. » Enfin,

Page 1