L'ancien Serrae en Macédoine
2. Il manquait encore quelques courts chapitres vers la fin de cette épître.
3. Ou Fener, ou Fanal (Tb çavapt, le phare). C'est un quartier grec de Constantinople, où se trouvent la principale église grecque et la résidence du patriarche.
4. L'introduction et les notes de Bryennios sont en grec moderne. Le volume a été imprimé, et fort bien, à Constantinople. Par cet ouvrage et son Épître de Clément, l'auteur s'est fait une place éminente parmi les savants. Le manuscrit est un petit in-8 de 120 feuilles. Il a été écrit par un scribe nommé Léon et achevé le mardi 11 juin 6564 de Tère de Constantinople, 1056 de la nôtre.
récemment découvert est bien celui dont parlent plusieurs des écrivains ecclésiastiques de la période primitive. Clément d'Alexandrie l'appelle : « l'Écriture » ; Eusèbe, en lui donnant pour titre : TEnseignement des douze apôtres, le classe parmi les livres apocryphes du Nouveau Testament, en même temps que l'Épître de Barnabas, le Pasteur d'Hermas et quelques autres ouvrages. Athanase le considère comme un écrit non canonique, mais d'une lecture très utile pour les catéchumènes ^
La Didachè est courte; elle ne dépasse pas en longueur l'Epître aux Galates. Un examen attentif a montré que le VIP livre des Constitutions apostoliques avait eu la Didachè pour base, ou plutôt que ce YII« livre n'était qu'une adaptation doctrinale et pratique de la Didachè à une époque postérieure.
Quelle date faut-il assigner à ce document? Pour essayer de la déterminer, on n'a que des raisons internes à invoquer, les faits ou documents qui pourraient facihler la tâche faisant entièrement défaut. Bryennios pense qu'il a été écrit entre 140 et 160. Hilgenfeld et le professeur Bonet-Maury, de Paris, dans la seconde partie du ii« siècle; le D^" Lightfoot, la plupart des critiques anglais et un certain nombre de critiques allemands, entre 80 et 110, et assurément les termes dans lesquels il est parlé du ministère chrétien, et la simplicité si archaïque, presque puérile, de certaines directions pratiques, prouvent en faveur d'une date très reculée.
Nous avons eu lieu de faire remarquer ^ que les documents concernant le culte chrétien manquent presque absolument pour la période comprise entre les derniers livres du Nouveau Testament et la première Apologie de Justin-Martyr. Si la date fixée par les critiques anglais peut réellement être admise, la Didachè viendrait occuper une place intermédiaire, et serait même probablement antérieure à la lettre de Pline à Trajan. Il est donc difficile d'en exagérer l'importance.
Nous présenterons d'abord quelques remarques sur les parties de la Didachè qui peuvent s'appliquer aux pages qui pré-
1. H. E., liv. III, chap. xxv. — Voir l'article du professeur Stokes dans la Contemporary Review, avril 1884.