Voy. ci-dessus, p
cèdent. Par exemple, au sujet du culte (ch. xiv), la description de rassemblée du jour du Seigneur est très simple : une réunion de personnes dont chacune accomplit son culte particulier. 11 n'y est même pas question de prophète ou de pasteur. Nous n'en conclurons pas que la lecture et l'explication des Écritures, les prières et le chant des hymnes n'y trouvassent point place, comme du temps de Justin-Martyr et de Tertullien. La Didachè ne prétend pas donner une description complète du culte et nous savons que, dès les temps les plus reculés, tout ce que nous venons d'indiquer en faisait partie. Mais il est clair que la confession des péchés, la réconciliation, les actions de grâce et la fraction du pain sont plus particulièrement présents à l'esprit de l'auteur
Les chapitres ix et x ont trait à l'eucharistie. Les paroles d'actions de grâce qui y sont rapportées nous rappellent celles que les Juifs employaient à leurs repas ^. Dans les Constitutions Apostoliques^ cette expression : « la sainte vigne de David, ton serviteur», a été supprimée. Comme plus tard, au temps de Justin-Martyr, le pain et le vin ne sont donnés qu'à ceux qui sont baptisés, qui croient, qui sont saints. Nous avons parlé ailleurs de ces restrictions ^. Les mots qui ouvrent le chapitre x « après vous être rassasiés * » montrent qu'encore à ce moment-là, ainsi qu'au temps des apôtres, l'eucharistie et l'agape ne formaient qu'un seul et même repas. Dans les Constitutions Apostoliques^ elles sont séparées, et les paroles que nous venons de citer sont remplacées par celles-ci : « après la participation ».
Quant au baptême (ch. vu), l'écrivain parle, comme le fera plus tard Justin, de jeûne et d'enseignement précédant la cérémonie ; mais il ne dit rien de la « régénération ». En outre, ni pour le baptême, ni pour l'eucharistie, rien ne permet de conclure qu'ils aient été administrés par un ministre ou par un prêtre.
Les chapitres sur le ministère (xi, xiii, xv) ont une grande