Voy. Ir* partie, chap. ix
personnage à Fair vénérable assise sur une chaise et portant le pallium grec. On croit que cette statue représente Hippolyte^
Dans le passage suivant, emprunté à l'un de ses écrits, l'union du divin et de l'humain en Christ est exposée d'une manière aussi claire que puissante. « Croyons, chers frères, dit-il, que la Parole est descendue du ciel, qu'Elle a pénétré dans la sainte Vierge Marie, de sorte qu'Elle est devenue homme, dans toute l'acception du mot, moins le péché, afin que les hommes pussent être sauvés par Elle... Ainsi, bien que sa dignité soit démontrée par sa naissance, le Fils de l'homme ne se dérobe à rien de ce qui est humain. Il connaît la faim et la fatigue. Il a soif au milieu de ses douleurs, il prie au milieu de ses angoisses. Lui, qui, en temps que Dieu, ne sommeille jamais, il dort sur un oreiller; Lui, qui est venu au monde pour souffrir, voudrait repousser la coupe; Lui, qui fortifie ceux qui croient en son nom, est en agonie, et sa sueur devient comme des grumeaux de sang, et il faut qu'un ange vienne le fortifier; Lui, qui savait quel homme était Judas, est trahi par Judas. Lui, qu'Hérode méprise, est le juge de toute la terre, et Celui qui pourrait appeler à son aide des myriades de myriades d'anges et d'archanges, est un objet de moquerie pour quelques soldats. Celui qui a fixé les cieux comme une voûte est attaché à la croix par un homme, et, bien que le Crucifié soit un avec le Père, Il crie à son père et remet
1. Le dos et les côtés de la chaise portent des inscriptions grecques; Tune d'elles représente un cycle de seize ans, harmonisant l'année solaire et l'année lunaire et déterminant la pleine lune pascale. Diet. Christ. Biog., art. Hippolytus Romanus.
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son esprit entre ses mains. Il penche la tête, Il rend Fàme et II dit : J'ai le pouvoir de donner ma vie et celui de la reprendre. Il ressuscite les morts et on le met dans un sépulcre, et le troisième jour le Père ressuscite des morts Celui qui est lui-même la résurrection et la vie.... C'est Lui, enfin, qui a soufflé sur les disciples et les a remplis du Saint-Esprit, qui est entré toutes les portes étant fermées, qui est monté au ciel tandis que ses disciples le regardaient, qui est assis à la droite du Père, et qui reviendra pour juger les vivants et les morts \ »
De 238 à 249, sous les règnes de Gordien et de Philippe l'Arabe, les Églises goûtèrent un repos ininterrompu. Quelques anciens auteurs ont même prétendu que Philippe était converti au christianisme. Mais cette affirmation ne paraît pas pouvoir se combiner avec la part que prit Philippe aux magnifiques solennités religieuses célébrées à l'occasion du millième anniversaire de la fondation de Rome (247). Ce qui n'est pas douteux, ce sont les dispositions bienveillantes qu'il montra toujours pour l'Église. Origène entretenait avec lui et avec l'impératrice Sévéra une correspondance suivie ^
Dècius, son successeur, ne régna que deux ans; mais son règne est resté tristement célèbre par la persécution la plus générale et la plus acharnée que l'Église eût encore subie. A lui remonte le premier essai systématique tenté pour la détruire entièrement. Une rébellion, couronnée par le succès, avait enlevé la couronne impériale du front de Philippe et Pavait mise sur celui de Décius. Décius était lui-même un zélé défenseur du