‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 170 sur 324 · Milman, II, 186, 187; Néander, I · texte numérisé non relu

Milman, II, 186, 187; Néander, I

l'église primitive 259 paganisme. Il vit combien les chrétiens formaient dans rÉtat un parti nombreux et influent, et, les considérant comme les partisans de Philippe, il vit en eux ses ennemis personnels K Ce qui avait eu lieu sous le règne de Septime- Sévère se reproduisit alors, et il suffit d\m signal du chef de TÉtat pour déchaîner contre les chrétiens les haineuses passions de la multitude.

L'épreuve fondit subitement sur l'Église et la trouva extérieurement très prospère, mais peu préparée à souf- Mr. Dans la plupart des provinces, elle avait joui d'un repos ininterrompu de plus de trente années. Dans d'autres, il avait même duré plus longtemps. Aussi, le coup fut-il terrible pour tous les fidèles qui n'avaient jamais connu la lutte contre le monde qu'ils avaient quitté.

Dans cet effort méthodique pour supprimer le christianisme, on ne tint compte ni des lois, ni de la justice. Les instructions de Trajan à Pline furent foulées aux, pieds ^ On ordonna des enquêtes minutieuses contre tous les suspects, et cette inquisition odieuse passa de Rome à toutes les provinces.

Dans chaque ville, dès la réception des ordres de l'empereur, on fixa un jour où tous les chrétiens devaient comparaître devant les magistrats, abjurer et offrir des sacrifices. Plusieurs résistèrent, mais plusieurs aussi cédèrent. Ceux qui résistèrent furent d'abord soumis à plusieurs reprises à divers tourments, puis jetés en prison et condamnés à mourir de faim et de soif. Les biens de ceux qui avaient fui furent confisqués, et il leur fut interdit de revenir, sous peine de la vie. Plusieurs chrétiens, qui n'avaient pas osé regarder

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