Idem, chap. i, iv, viii
3. A l'origine, le pouvoir d'exorciser était considéré, dans l'Eglise, comme un don spécial. « Un exorciste n'a pas besoin d'être ordonné, disent les Constitutions Apostoliques, liv. VIII, chap. xxvi, parce que le don qu'il a lui vient de Dieu, par Christ et par l'inspiration du Saint-Esprit. » — Plus tard, les exorcistes formèrent un des ordres inférieurs du clergé. Dict. Christ. Antiq. Art. Exorcists.
autour de lui ; les exécuteurs attendent l'ordre de l'allumer. Romanus s'écrie alors : Où donc est le feu? et, sur cette parole, on le condamne à avoir la langue coupée. Il supporte cette opération avec un courage indomptable, et ce n'est qu'après de longs jours de souffrance en prison, qu'il olDtient enfin la couronne du martyre K
Un jeune chrétien égyptien avait accompagné un certain nombre de confesseurs aux mines de Gilicie. Il en revenait avec quatre autres personnes, et traversait la Palestine, lorsque les gardes des portes de Gésarée les arrêtèrent et les conduisirent devant le proconsul Firmilien. Gelui-ci lui demande d'abord son nom. Mais le jeune Égyptien ne veut pas donner celui qu'il a reçu à sa naissance, en l'honneur d'une divinité païenne, et donne à la place le nom d'un des. prophètes de l'Ancienne Alliance. Quelque peu surpris, le proconsul lui demande son lieu d'origine, et il est plus étonné que jamais en l'entendant répondre : Jérusalem. Il y avait près de deux cents ans, en effet, que la capitale juive se nommait Aelia Gapitolina ^. Après quelques instants de réflexion, le proconsul, plein de soupçons, ordonne de l'appliquer à la torture pour qu'il dise où Jérusalem est située. « G'est la cité des justes, répond le jeune chrétien, et personne n'y peut être admis, s'il n'est tel. Elle est située bien loin du côté de l'orient, vers le soleil levant. » Firmilien ne doute plus que les chrétiens ne se réunissent dans quelque ville de l'Orient, pour susciter une guerre civile. Il fait donc torturer de nouveau ce