Néander, I
la paix du fidèle. Il y avait, dans son Église, un hérétique converti, qui depuis plusieurs années prenait part à la communion. Assistant un jour à un baptême de catéchumènes, il se rappela son propre baptême (administré probablement par des gnostiques), et reconnut qu'il ne ressemblait en rien à celui qu'il avait sous les yeux. Il en vint aussitôt à douter de la réalité de sa qualité de chrétien et, se croyant privé de la grâce divine, tomba dans le plus profond chagrin. Il pria avec larmes son évêque de lui administrer le vrai baptême. L'évêque fit tous ses efforts pour le tranquilliser, et lui déclara qu'après une participation aussi fréquente au corps et au sang de Christ, un nouveau baptême était à la fois sans nécessité et sans convenance. Malgré cela, le pauvre homme ne put ni surmonter ses scrupules, ni retrouver la paix de son cœur \