Bingham, liv. XJIl, chap. viii
ensuite soigneusement conservée. Grégoire le Grand (604) ne voulait avoir autour de lui aucun ecclésiastique vêtu à la barbare et, dans sa maison, chacun devait porter Fancien costume romain. Des canons du commencement du vi*" siècle défendent au clergé d'avoir les cheveux longs, et de porter d'autres habits que « ceux qui conviennent à la religion » ; ils lui défendent également le manteau militaire, les armes et les vêtements de pourpre.
En Orient, la distinction entre le clergé et les laïques s'établit plus lentement encore. Mais, en 692, le concile de Trullo prescrit aux ecclésiastiques, sous peine d'être excommuniés pendant une semaine, de porter les robes qui conviennent à leur ordre K
i. Dict. Christ. Anliq., art. Dress. Dès avant le vi*^ siècle, on trouve quelques indications montrant qu'on ne trouvait pas les cheveux longs convenables chez un prêtre. Toutefois la plus ancienne preuve de l'usage de la tonsure est une mosaïque de Ravenne du vi« siècle, et un canon du iv« concile de Tolède en 633, disant que le clergé doit se raser le haut de la tête en laissant au-dessous un cercle de cheveux. Idem, art. Tonsure. Cf. Milman, Uist. of Christ., III, 271 n.