Act., II, 41; IV, 4; VI
foule de prêtres obéissaient à la foi ». Puis, lorsque rÉvangile eut été prêché à travers la Judée entière, l'apôtre Pierre, dans une vision divine, reçut Tordre d'accompagner les hommes envoyés par Corneille et d'aller annoncer au centurion romain et à sa famille la bonne nouvelle du salut. Ainsi les Gentils furent admis à jouir des mêmes privilèges que les Juifs; ainsi fut accomplie la promesse du Sauveur à Pierre : Je te donnerai les clefs du royaume des cieux... K Pierre s'en servit pour l'ouvrir aux Gentils, qui devinrent, eux aussi, les héritiers de Dieu et, « d'éloignés » qu'ils étaient, « rapprochés » par le sang de Christ ^
Cette Église de Christ était « la colonne et l'appui de la vérité ^ » ; elle était le royaume de Dieu sur la terre; elle était une Église spirituelle et pas seulement une Église de professants; elle était la famille et la maison de Dieu dans ce monde, unie par conséquent à sa famille et à sa maison dans le ciel, et seule vraiment universelle ou catholique. Que l'Église romaine se donne, s'il lui plaît, le titre de catholique : ce n'est qu'une usurpation. Tous ceux qui ont reçu le baptême de l'esprit, quelque nom qu'ils portent, font partie de la vraie Église catholique ; tous ceux, au contraire, qui n'ont pas reçu ce baptême, sont en dehors de l'Église, en dehors du corps de Christ, de quelque nom qu'ils s'appellent et quelque religion qu'ils prétendent professer.
A peine une année s'était-elle écoulée depuis l'ascension de Notre Seigneur, que ses disciples commencèrent à souffrir des persécutions à Jérusalem. Etienne, le