‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 63 sur 324 · Act., I · texte numérisé non relu

Act., I

il a mangé avec Corneille, n'est pas moins digne d'attention. « Lorsque je me fus mis à parler, dit-il, le Saint- Esprit descendit sur eux comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé d'eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit » Et bien qu'il ait dit plus haut (x, 47), sous forme interrogative : « Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous », il est clair qu'il n'accorde à cette purification extérieure qu'une importance secondaire. Corneille et sa maison avaient passé par le changement intérieur; ils avaient reçu le don de l'esprit; ils étaient devenus de nouvelles créatures en Christ. Quelque chose d'extérieur de plus ne peut avoir été, aux yeux de Pierre, qu'une affaire de convenance, un signe pour ceux du dehors ^ En effet, dans sa première épître, quand il parle de Noé et de sa famille comme ayant été sauvés à travers l'eau, cette comparaison n'est pour lui qu'une image de la délivrance spirituelle, et il déclare que le baptême « qui nous sauve... n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu par la résurrection de Jésus- Christ ^ ». De même Paul considère le baptême dans lequel le chrétien est enseveli avec Christ, comme un acte purement spirituel, et il le joint à la « circoncision que la main n'a pas faite * ». Reste enfin l'ordre donné

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