‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 64 sur 324 · I Pierre · texte numérisé non relu

I Pierre

4. Col. II, 11, 12; Cf. Ephés. V, 26. — On a souvent supposé que les

par Jésiis-Ghrist aux apôtres : « Allez, instruisez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ^ » Quel que soit le sens qu'on attache à ces paroles, il est évident qu'on doit les rapprocher des fortes expressions employées par le Seigneur lui-même dans le passage que nous venons de citer et dans d'autres ^ et qui établissent le caractère spirituel du baptême.

•On ne peut cependant pas mettre en doute l'emploi du baptême d'eau par les apôtres, bien que les actions de grâces que rend Paul pour avoir baptisé lui-même si peu de Corinthiens convertis aient une évidente importance K Rien' de plus simple que le baptême sous sa forme primitive." Tout le monde pouvait l'administrer S mais bientôt une valeur superstitieuse commença à y être attachée. Nous en avons donné la preuve en racontant l'histoire de l'apôtre Jean et du brigand ^ C'est dans la première Apologie de Justin (138) que nous trouvons la plus ancienne description de ce rite. On se rappelle que c'est à la même source que nous avons puisé la première description du culte chrétien. Probablement, dès cette époque, les prosélytes devaient rece-

paroles de Christ à Nicodème : Si un homme ne naît d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu, établissaient la nécessité du baptême d'eau. Mais il est bien évident que Notre Seigneur ne parle pas plus ici de l'eau, en tant qu'élément, que Jean ne parlait du feu matériel, lorsqu'il disait : Il vous baptisera de Saint-Esprit et de feu. C'est pour cela que Christ ajoute : Ce qui est né de la chair est chair; ce qui est né de l'esprit est esprit. Jean, HI, 1-6.

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